28 mars 2008
Lépopée pelée chapitre huitième.
Chapitre 8 :
Où les hormones sauvent la situation.
Une patte griffue labourait le bois.
_Je crois que nous sommes baisés, commenta tranquillement Stef' en s'allumant sa dernière clope, celle du condamné à mort.
_Jamais ! Un Oingo ne se rend jaaaaamaaaAAAaaaaaaaaais ! brailla Oingo qui manqua de peu de se faire écraser par la porte qui s'abattit violemment sous la dernière poussée surpuissante du SiFuruk-Hai.
_Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! ! ! Hurlèrent Maybee et Screamy. Nous sommes perduuuuues !
Stef' coula un regard désabusé sur les deux filles qui se blottissaient l'une contre l'autre en se tordant les mains de terreur et sur Oingo qui courait dans tous les sens à la recherche d'une sortie qu'il ne trouva jamais. Puis il lorgna du côté du SiFuruk-Hai dont la silhouette massive et haute se profilait dans l'encadrement de la porte défoncée. Les yeux féroces de la bête riboulaient dans leurs orbites sous des sourcils touffus. Ses longs bras gonflés de muscles se crispaient et se décrispaient sur le chambranle de la porte défoncée. Il fit un pas dans la pièce en grognant.Tout le monde fit un pas en arrière.
C'est alors que le pied de Maybee se posa sur l'interrupteur d'une magnifique lampe halogène sculptée représentant une femme africaine aux seins pointus. Une lueur, d'abord douce puis plus brillante à chaque seconde éclaira la scène et le visage du SiFuruk-Hai ainsi que son (gloups !) torse musclé aux tétons durcis et ses jambes solides et athlétiques. Et il ne portait pour tout slip qu'un pagne de couleur caca d'oie tout déchiquet avec un renflement impressionant pile au bon endroit.
_ Oh my god ! ! ! hurlèrent Maybee et Screamy tandis que leurs yeux brillants de convoitise jaillirent de leurs orbites et qu'une bave affamée dégoulina de leur bouche amollie par le désir.
_WOUAH ! Le meeeeeeeeeeec ! ! !
_Heu... on se calme, les moumounes, intervint Stef' consterné. Le mec, là, c'est un croisement entre un gobelin, un orc et un humain. Et il est très méchant.
_Gwroaaaarrrrh ! essaya de confirmer le SiFuruk-Hai d'un grognement incertain.
Seul Oingo saisit l'immense opportunité que constituait cette poussée d'hormone chez les deux hystéros :
_Hé ! Vous voulez pas voir ce qu'il cache sous son pagne ? demanda-t-il gaiement.
_SIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ! ! ! glapirent les deux furies en se jetant sur le monstre qui n'en mena pas large.
_Hé ! Mais... ! Arrêteeeeeeeeeeeeeeeeeeeez !
Des petites mains avides s'emparèrent de lui et bientôt, des vêtements volèrent dans tous les sens ainsi qu'un vieux pagne caca d'oie et l'air fut rempli de gloussements extatiques, de supplications misérables et d'une forte odeur d'hormones femelles.
_Putain ! c'est horrible, je veux pas regarder ça, gémit Stef' en détournant la tête, le coeur au bord des lèvres.
_Ne perdons pas de temps, dit Oingo en reprenant un visage sérieux. Pendant que les filles font diversion, il nous faut trouver ce passage vers le Mordor.
Stef' s'éloigna de cette scène de débauche révoltante pour se diriger vers une lourde armoire noire. L'imposant et sombre meuble était malheureusement verrouillé.
_Merde, il doit cacher la clé dans son bureau, pesta Stef'.
Cette petite contrariété l'irritait d'autant plus que Screamy et Maybee étaient très occupées à violer le SiFuruk-Hai sur le dit-bureau qui tremblotait sous les assauts répétés de leurs hanches grasouillettes.
_Hé ! Les moumounes, vous pouvez pas dégager de là, vous et le gros truc tout noir ?
_blmblbmblbmblb... répondirent les parasites bureaucratiques qui avaient la langue en toupie autour de tout ce qui était turgescent.
Stef' poussa un profond soupir résigné, fusilla rapidement du regard Oingo qui pouffait bruyamment et glissa une main sous le tas compact, gloussant et tortillant. A certains endroits, c'était moelleux et chaud comme un shamallow au soleil.
_Aide-moaaaaaa ! implorait le SiFuruk-Hai en le regardant avec des yeux de Caliméro.
Stef' se contenta de lui poser un slip noir sur les yeux (il devait être à Screamy) et farfouilla dans les tiroirs et sur le meuble. Oingo calma son fou-rire pour l'aider un peu, non sans jeter des petits coups d'oeil envieux sur ce qui se passait.
_Ça alors ! s'exclama-t-il en ouvrant un tiroir dissimulé sous les fesses de Maybee.
_T'as trouvé la clé ?
_Non, mais regarde comme c'est joli ! s'écria Oingo en sortant une boule de cristal scintillante grosse comme le poing du SiFuruk-Hai.
_Ouais, bah fais pas trop mumuse avec ce truc, c'est pas un jouet, le sermonna Stef' avec humeur.
_Allez, hop ! Ca fera un très joli cadeau pour ma môman, murmura Oingo en glissant son trophée dans son sac à dos.
Stef' haussa les épaules et découvrit enfin les clés de l'armoire dissimulées sous le bureau. Le pied de Screamy qu'il se prit dans le nez en se relevant acheva de le rendre très maussade.
_RHAAAAAA ! Maintenant ça suffit ! brailla-t-il en renversant le trio dénudé qui se trémoussait sur le bureau.
_Mais-heu ! protestèrent les filles.
_Bon, c'est fini, la partouze, bordel de merde ! fulmina Stef' le visage cramoisi. Nous sommes ici pour délivrer Raf, pas pour assister à vos cochonneries dégueulasses.
_Sauvé, soupira le SiFuruk-Hai en enveloppant ses parties viriles dan son pagne.
_T'es vraiment pas drôle, maugréa Screamy. Et je te ferai remarquer que techniquement, à trois, on peut pas parler de partouze.
_Nan, je suis pas drôle. Et maintenant, tous en route, le passage est dans le placard !
_Hé ! on fait quoi de lui ? intervint Oingo en désignant le SiFuruk-Hai piteux.
_On le tue, répondit laconiquement Stef'.
_NON ! s'écrièrent en choeur Screamy et Maybee en se serrant contre le terrible homme de main de Saroumane.
_On l'emmène avec nous, proposa Maybee.
_Ouais, et s'il n'est pas gentil, on le viole encore une fois, renchérit Screamy en regardant le malheureux d'un oeil gourmand.
_Nardin de nardin, gémit Stef' en levant les yeux au ciel. Bon ! d'accord ! Et maintenant, on rentre tous dans ce putain de bordel de passage spacio-temporel de mes couilles !
_Tu pourrais le dire plus poliment, le morigéna Screamy.
Maaaaaaaaaaaaaaaaaaais que va-t-il se passer ? Mes lecteurs me pardonneront-ils cet épisode de pure débauche sexuelle ? Ou ces canailloux vont-ils me demander de continuer sur cette voie, transformant l'épopée pelée en serial dégoulinant de stupre pour obsédés pubères ? Maybee et Screamy sauront-elles réfréner leurs ardeurs libidineuses ? Vous le saurez au chapitre 9 de notre sombre histoire.
