07 mai 2008
L'épopée pelée chapitre douzième.
Chapitre 12
Bienvenue dans la Cambrousse.
Excusez-moi si j'ai tardé à vous pondre ce douzième chapitre, il a fallu que j'enferme Raf, devenu fou par le scénario que je viens de lui décrire, à la cave. La trappe est solidement maintenue avec des chaînes et le père Raf n'a pas d'autres alternatives que de faire bom bom ! avec ses petits poings en poussant des glapissements à rendre jalouse Ellen Sandweiss dans Evil Dead.
Toutes ces digressions m'ont fait perdre le fil de mon récit... Où diantre en étais-je ?
Ah oui ! Or donc, pendant qu'Arno se faisait horriblement torturer et que Saroumane quémandait l'aide du diabolique et asocial Néon, nos sympathiques z'héros, que nous avions quelque peu perdus de vue, découvraient la Terre du Milieu au Centre de ce qui l'Entoure.
_Rhaaa ! Putain ! Mais où on est, là ? s'écriait Stef' en écrasant un moustique qui voltigeait joyeusement autour de son nez. Il fait chaud, y a que du vert à perte de vue ! Je veux revoir Paris ! ! !
_D'après cette carte, répondit Screamy en s'éventant avec sa casquette, nous ne devons pas être loin d'un village.
_Woah ! Miaou, dit Oingo admiratif. Fallait vraiment faire preuve de présence d'esprit pour piquer une carte de la Terre du Milieu de Centre de Toute Chose dans le bureau de l'ignoble Saroumane !
_Surtout qu'en même temps, elle et sa copine me tripotaient impunément, grommela le SiFuruk-Haï en toisant Screamy d'un oeil torve.
_Rhooooooo ! et ça te déplaisait, mon gros nounours ? susurra Maybee en suivant du doigt une goutte de sueur qui descendait en rappel le long du torse musclé du terrible guerrier.
_Je suis pas un gros nounoooooooours ! gémit le SiFuruk-Haï les larmes aux yeux.
_Fermez un peu vos gueules, grogna Stef', la moumoune essaie de se concentrer sur la direction à prendre. Je savais que c'était une mauvaise idée de lui laisser la carte...
_C'est ça ! pesta Maybee en s'agrippant au bras du SiFuruk-Haï comme une guenon s'accroche à sa branche préférée. Je parie que Môôôôôssieur Stef', en tant que mâle et méditerranéen de surcroît saura lire une carte mieux que ma copine Screamy ?
_Bah c'est bien connu que les femmes savent pas lire les cartes, la nargua Stef'.
_Et c'est bien connu que les hommes savent pas comprendre les femmes, riposta Maybee furax.
_Hé ! Y a Screamiou qui a trouvé une route ! ! ! ! hurla Oingo.
_Ouais, une belle route toute bien tracée avec des panneaux indicateurs, ricana Screamy en faisant des doigts d'honneur triomphants à Stef'.
_T'as une veine de cocu et pis c'est tout, ronchonna Stef' en enfonçant ses mains dans les poches de sa salopette.
_Dis donc ! s'énerva Screamy, j'ose espérer que tu ne fais aucune allusion à mon ex.
_On va vers le Comté, alors ? demanda Maybee.
_Si vous débarquez là-bas avec moi, vous allez vous faire accueillir à coups de fourches, fit remarquer le SiFuruk-Haï avec une lueur d'espoir dans le regard.
_C'est ça, mon gros, dit Stef' en toisant la créature qui le dépassait pourtant de deux bonnes têtes. Tu crois vraiment qu'on va te laisser filer ? Tu vas en profiter pour aller retrouver Saroumane.
_J'ai une idée (comme d'hab', quoi !) intervint Screamy. On l'attache et on fait croire qu'il est notre prisonnier !
_Heu... je suis votre prisonnier, rectifia le SiFuruk-Haï.
_Ouais, sauf que t'es attaché avec une Maybee et pas avec une vraie corde, dit Oingo. Euh... Quelqu'un a de la corde ? Screamiou ? Maybee ?
_On n'a qu'à lui péter les bras façon Steven Seagal ? Proposa Stef'. Ainsi, plus besoin de corde.
_HA NON ALORS ! ! ! glapirent Screamy et Maybee.
Stef' se passa la main sur le visage en gémissant :
_Putaaaaaaaaaaain ! A ce train-là, on n'aura pas libéré Raf avant Noël 2012 !
_Mon dieu, ça me fera 36 ans ! calcula Screamy en devenant blême.
_Oh ! mais t'es vieille, en fait ! s'écria Oingo.
Stef' se laissa tomber par terre et s'alluma une petite clope, les yeux encore plus creusés qu'à l'accoutumée.
_T'en fais pas, bitch, rassura-t-il Screamy entre deux bouffées. La fin du monde sera avant noël de cette année-là.
_Ecoutez ! dit soudain Oingo.
_Ne nous dit pas qu'il n'y a plus un bruit autour de nous ? bredouilla Maybee soudain inquiète. Oooh, je ne suis pas rassurée !
_Exact ! remarqua Stef' en se redressant, un sourcil relevé. On dirait que quelque chose est à l'affût...
Soudain, un énorme filet s'abattit sauvagement sur nos héros qui ne trouvèrent rien de mieux que se débattre comme de gros poissons. Une horde petits bonshommes, à peine plus hauts que des garçonnets de 8 ans jaillirent des fourrées. Des poils verts et laineux recouvraient leurs pieds et leur crâne.
_Sus aux envahisseurs, mes braves Grembits ! vociféra l'un d'eux qui semblait être le chef.
_Au secoooooours ! braillèrent les prisonniers du filet.
Pendant que ses amis et libérateurs se retrouvaient dans de mauvais draps qui sentaient fort le sapin, Raf se réveillait péniblement avec de violentes douleurs sur tout le corps.
-Nardin Amouk ! Mais où suis-je donc ?
Maaaaaaaaaaaaaaaaaaais, que va-t-il se passer ? C'est vrai, quoi ! où Raf se trouve-t-il donc ? (Si vous avez lu attentivement le chapitre précédent, vous avez bien une idée, mais j'adore réexploiter un suspens déjà éventé). Ses amis vont-ils se dépêtrer de l'horrible piège ? Le SiFuruk-Haï se baladera-t-il torse poil durant tout le reste de notre feuilleton ? La suite au prochain épisode, si Dieu me prête vie, mouahahahahahaha ! ! !
