Sex, cookies and rock'n'roll

Un peu bâtard, un peu foutoir, Sexe, Cookies et Rock'n'Roll est un savoureux mélange de dessins approximatifs, de photos floues et de textes de mauvais goûts. Avec un peu de bonne musique pour relever la sauce indigeste.

30 octobre 2008

Aïe, aïe, aïe !!! Le retour...

PansementFatalWeb
Alors, oui, je me dessine en sous-vêtements mais vous vous faites enlever les points de suture tout habillé, vous ?

Sexe : Ah, ils sont toujours en garnison, nos amis les grands britons !
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You shall not pass, quéquette de Bernardo !

Cookies : Putain, plus de céréales !

Rock'n'roll : Un pote de Bernardo nous a fait écouter ce morceau et j'aime beaucoup, les deux mecs du groupe, the Presets, ont l'air super gay comme des pinsons et j'aime bien le mélange électro/new Wave.


Presets are you the one
envoyé par modularpeople

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29 octobre 2008

Dimanche, c'était la Saint-Zombie

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Et pour fêter dignement cette fête qui est appelée à se répandre à travers le monde telle une épidémie ravageuse, une zombie-walk a été organisée.
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Près de 250 personnes plus ou moins grimées, plus ou moins défigurées se sont réunies pour défiler dans les rues du 1er arrondissement parisien. Au même moment, une troupe tout aussi chamarrée s'apprêtait également à déferler en cette bonne ville de Lyon. Pas moins de 50 à travers le monde ont connu une déferlante putréfiée. A Pittsburg, ville où tout a commencé et berceau du film La Nuit des Morts-Vivants  de Romero 1500 zombies auraient déambulé d'un pas incertain.
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Pas mal y sont allés à fond dans le maquillage gore et les mutilations monstrueuses. A côté, nous faisions trop proprets, les copains et moi.
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Et puis il y a eu des rencontres impromptues comme le fameux Zombie King !
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Autant vous dire que nous lui avons fait sa fête, à ce gros frimeur masqué !

_Ah tu fais moins le malin, Zombie-King !!!

_Arg ! Arrêtez, je suis un père de famille !










Au son de la douce voix des organisateurs dans leur porte-voix, nous avons commencé le défilé macabre sous le regard atterré des passants qui ne savaient pas s'il fallait rigoler, appeler la police ou prendre des photos, voire même les trois à la fois.
Remarquez, ça se comprend car, allez savoir pourquoi, nous étions pris de frénésie à la vue d'une cabine téléphonique, de chiottes ou d'un échafaudage. Mais si vous ne le saviez pas déjà, c'est très con, un zombie !
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Et sur le chemin, j'ai rencontré Mistress Pink, grande prêtresse des blogs photographiques et des dreads. Mais à peine le temps de prendre des nouvelles qu'elle s'est faite bouffer par des zombies enragés. Adieu, madame copine !
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Le défilé a été plus court que prévu mais les diverses associations comptent bien remettre ça à la prochaine Saint-Zombie.
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Sexe : Ca se zombifie dans ma foufoune, je perds des bouts de trucs par grumeaux.

Cookies : Faut vraiment que je fasse un putain de régime, je me suis prise des remarques sur mon cul qu'il est trop bon empaqueté comme ça dans ce pantalon. Et les remarques ne venaient pas de gens que je connaissais.

Rock'n'roll :



Nine Inch Nails - Perfect Drug (PV)
envoyé par FuneralCry

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27 octobre 2008

Amanda Fucking Palmer is dead !

Le 23 octobre, j'ai eu droit à un sale meeting organisé par les pontes de ma boîte qui m'a tellement déprimée (rien de pire que les réunions promotionnelles d'entreprise à grands coups de Mika dans les hauts-parleurs) que j'ai sifflé 3 flûtes de mauvais champagne avant de me barrer d'un pas lourd mais décidé à la Boule Noire voir Amanda Palmer, la madame au piano et à la voix grave des Dresden Dolls.
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C'est la première fois que je mets les pieds dans cette salle minuscule qui est collée à la Cigale, salle de taille plus honorable. A peine entrée, je découvre que les premières parties avaient déjà commencé avec une demoiselle aux cheveux rouges en train de jouer de la guitare, Deborah Says Play. J'ai juste le temps de me hisser sur un des bancs plaqués contre le mur de la salle. Bien m'en a pris car la scène étant trop basse, nombreux seront les spectateurs à ne pas profiter pleinemenent du spectacle. Les musiciens inconnus qui assurent la première partie sont bien sympas à écouter. Parmi eux, la délicieuse Marie Darling qui reprend Crucified des kitchissimes Army of Lover de façon bien charmante avec son ukulele.
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Puis arrive un véritable phénomène de foire aux longs cheveux filasses et à la barbe Jésus-Christique avec un chapeau vert et plat vissé sur le crâne et qui alterne avec bonheur guitare et accordéon. L'énergumène se nomme Jason Webley, un nom à retenir car le gus est une vraie bête de scène pleine d'humour et d'énergie qui fait chanter et danser tout le monde avec des chansons à boire avant de faire tourner le public en rond en ne quittant pas des yeux le doigt levé bien haut. Une personne bien blafarde quitte la salle avec imprimée sur le visage une bonne grosse envie de dégueuler. "C'est parce qu'elle a pris un acide", me glisse mon persiffleur voisin.
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Puis place à la mélancolie et à la douceur avec l'étrange et sensuelle violoncelliste Zoe Keating qui envoûte le public avec son seul instrument. Et ô joie, elle accompagnera Amanda sur bon nombre de chansons.

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Déboule alors un petit personnage rond et tout maquillé aux manières un peu empruntées qui nous annonce :"Amanda Fucking Palmer is dead !" A son commandement, le public se lamente bruyamment ou se réjouit car le show va être placé sous le double signe du rire et des larmes. Après avoir bien fait monter la sauce, les quatre comédiens performeurs australiens qui interviendront pendant pas mal de morceaux, le Danger Ensemble, improvisent un numéro censé dissimuler au public l'entrée sur scène d'une silhouette fantômatique et boîteuse. C'est Amanda fucking Palmer, toute voilée de blanc et crapahutant sur des béquilles, un pied dans des attelles. Pas le temps de s'étonner de ce fait étrange, le concert démarre aussi sec avec le sublime Astronaut !

Suivront ensuite Ampersand , et Blake says :

Pas de doute, on va écraser des larmichettes et il paraît que c'est ce qu'a fait la belle Amanda.Serait-elle attristée par la fin des Dresden Dolls ?
Heureusement, on revient vite à la vitalité avec Bad Habit, un titre des Dresden. Chose promis, chose dûe, Amanda jouera bien quelques morceaux de feue sa formation avec Brian Viglione. Ca augure du bon !
Et puis non ! Le soufflé énergétique retombe sournoisement avec Strength Trough Music et un hommage aux victimes de la tuerie de Columbine dont les noms sont cités par le violoniste Lyndon Chester. Les coeurs se serrent.
Va-t-on passer la soirée à larmoyer comme des fillettes en mal de nounours ? Et bah non, finalement, car Amanda et sa troupe enchaîne direct sur le remuant Guitar Hero mais... en play back. Passé la surprise et la déception, on se laisse entraîner par l'énergie de la troupe et sa chorégraphie remuée du bulbe.

Et on reprend en live avec la chanson suivante, du Dresden Dolls à nouveau : Mrs O avant d'arriver à un des clous du concert avec Coin Operated Boy. L'interprétation de la chanson en elle-même est déjà jubilatoire mais en plus, les fous furieux du Danger Ensemble vont s'en donner à coeur joie dans une numéro burlesque où les "Coin Operated Boys" vont descendre dans le public en brandissant un panneau "un bisou pour un sou". J'aurai même le temps d'en voir un rouler une méga pelle à un spectateur ahuri devant sa copine hilare.

Bref, enfin de la déconne et de la bonne humeur et ça ne va pas s'arranger avec une chanson de Rihanna (what the fuck a Rihanna's song is doing on your fucking playlist ?????), Umbrella avec ombrelles victoriennes et pluie de champagne et de bière !

La troupe bigarrée quitte ensuite la scène pour mieux revenir sous les cris du public frénétique. Et Finalement, mamzelle Amanda se fendra d'une explication dans un français approximatif sur "what did happen to her foot" qui, je le rappelle, est dans une attelle. "Une voiture me wenverse", en Irlande, parce qu'elle roulait du mauvais côté, s'empresse-t-elle de préciser. Prompt rétablissement à la demoiselle, on imagine le petit sentiment de lose au moment de l'accident. Et chanter et assurer le  numéro avec une blessure bien emmerdante, je dis qu'elle assure !


Puis là, youpi ! Ce rigolo de Jason Webley remonte sur scène pour accompagner Amanda à l'accordéon dans une reprise endiablée d'Amsterdam de Jacques Brel. Et le tout, dans un français assez bon, mais Amanda n'en est pas à son coup d'essai avec cette reprise.


Amanda Palmer & J. Webley - Amsterdam - Paris La Boule Noire
envoyé par Eternally_Mused

Puis comme on est en France, on aura droit à une reprise bien typique de cheeeeeuh nous : Elisa. Arrive ensuite la honte de ma soirée, non pas que je fus interpellée par Amanda pour une connerie proférée ou autre, mais parce qu'ils ont repris à la guitare, violon et violoncelle un standard du hard FM des années 80 : Living on a Prayer de Bon Jovi... et je me suis rendue compte avec horreur que je me rappelais absolument toutes les paroles !!!! Oui, j'avoue, j'étais fan de Bon Jovi à 15 ans, vous pouvez me jeter des cailloux pointus. En parlant de paroles, d'ailleurs, elles ont un peu interloqué Jason Webley qui a interrompu la chanson pour signaler des contradictions :


Amanda + Jason
envoyé par Choustine

(et paf ! encore des vannes sur Sarko !) Une fois ce petit problème de paroles à la con réglé, Amanda revient pour un deuxième rappel et nous gratifie d'une reprise de Creep au Ukulélé. La classe ! Et c'est ainsi que se clôtura un bien sympathique petit concert décadent dans une salle blindée et surchauffée. J'ai même eu l'occasion de poser un râteau à un petit mec qui devait être mon cadet de 10 ans ("Garçon, ta maman sait que tu dragues des vieilles ?"). La classe je vous dis ! En attendant, madame Palmer, tu reviens nous voir en France quand tu veux.

Sexe :
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C'est ce frustré de Mr Le Chien qui va sabrer le champomy !

Cookies : Anda que viva la paella en boîte !

Rock'n'roll :

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22 octobre 2008

Aïe, aïe, aïe !!!

VaginDuDos

Sexe : Quand il commence à cailler et qu'on veut se réchauffer, heureusement qu'il y a la couette et le gros corps tout chaud de Bernardo. Ah oui, tiens ! Mais c'est qu'il est chaud de partout, le bougre !

Cookies : Je viens de goûter la sauce à mariner soit-disant asiat' la plus dégueu de ma vie, c'est simple, ça avait le goût de dragibus fondu !

Rock'n'roll : Demain soir, je vais voir cette jeune dame charmante et vêtue classe en concert à la Boule Noire.

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20 octobre 2008

L'épopée pelée chapitre dix-neuvième.

Chapitre 19

Où l’on sait ce qu’il est advenu du fan de Charles Bronson.

Les rares qui s’inquiétaient pour l’infortuné Arno (souvenez-vous, l’ami et collègue de Steph’ qui a été hideusement torturé par les fouines à la solde de Saroumane) seront sûrement soulagés à la lecture de ce bref mais informatif chapitre. Or donc, ontraîna un Arno plus mort que vif jusqu’à la plus haute tour de la rédaction sinistre du Magazine et on l’enferma dans la vieille salle aux archives afin qu’il y trie de vieilles photos et de vieux textes jusqu’à ce qu’on remette la main sur les fuyards et le Sifuruk-Haï kidnappé. Il est triste de préciser que le pauvre Arno n’était plus que l’ombre de lui-même après l’odieuse immolation par le feu de son poster fétiche de Charles Bronson par les ignobles fouines. Sa moustache catalane naguère si fière et aguichante tombait maintenant comme une vieille limace humide sur une bouche hagarde et tremblante. Même les scénaristes pisses-copies de la saga Saw n’auraient pu imaginer plus abominable torture psychologique.
Avec des gestes imprécis et fébrile, Arno rangeait et classait les montagnes de documents couverts de poussières, résigné à son sort, anéanti par la perte de Charles Bronson qui était mort pour la deuxième fois sous ses yeux incrédules. Comme il soulevait avec peine une gros carton qui bloquait l’accès à une pile de photos de Barbara Steele, un nuage de poussière lui rentra direct dans les naseaux tapissés de mucus translucides et il fut pris de violents éternuements.
_A vos souhaits ! fit une voix étouffée par les cartons et l’accent du sud.
Arno resta figé sur place, le nez dégoulinant de morve qui venait s’étaler en filets élégants sur sa moustache.
_Qui… qui est là ? gémit-il d’une voix incertaine.
Une malheureuse victime de Saroumane était également séquestrée dans cette pièce circulaire avec lui. Un tas de photos se mit à remuer puis une tête blonde avec des lunettes blanchies par la poussières apparut.
_Tiens, putaing !!! Mais c’est Arno !
_Blunt, s’écria Arno incrédule. Mais qu’est-ce que tu fous ici ?
_Ne me dis pas que tu ne savais pas que j’étais en stage ici, dit Blunt avec une énorme pointe de déception dans sa voix à l’accent du sud bien prononcé. Ca va faire six mois, maintenant. Pour l’instant, je suis coincé ici à faire du tri, mais le nouveau patron m’a promis une interviewggg exclusive de Guillermo del Toro quand tout sera rangé. Alors je bosse, comme tu vois. Surtout, ne le prends pas mal, mais tu as une énorme crotte de nez sur la moustache.
Arno attrapa une photo de Brett Rattner et se moucha dedans, s’essuya la moustache et jeta la photo souillée dans un coin.
_Alors nous voilà tous les deux coincés ici, dit sombrement le journaliste.
_Quoi ? le patron t’a envoyé faire le même boulot de larbin que moi ? Bah merde, alors, je croyais que tu cherchais juste un document pour le Mag’.
_Mon pauvre Blunt, si tu savais…
La voix d’Arno fut coupé nette par un hoquet sanglotant, mais il se reprit et continua :
_Raf a été viré et envoyé au bagne en Mordor et Stef ‘ est parti avec Screamy, Oingo et Maybee pour le libérer. Saroumane a envoyé un monstre à sa poursuite et moi, je suis bloqué ici pour toujours, à mon avis, car Saroumane a vite compris que j’étais complice dans cette affaire.
Blunt s’affala lourdement sur un tas de vieille affiches de films de zombies ritals.
_Bah merde, alors ! Raf viré, Steph’ en fuite. Et toi au placard. Tout fout le camp, dans cette revue. Et tu crois que le patron m’aurait menti pour mon interview ?
_Mais mon pauvre couillong ! bien sûr qu’il s’est payé ta fiole, nous bossons avec Saroumane, je te le rappelle !
_Ah oui, maintenant que tu le dis, je trouvais que le nouveau boss ressemblait pas mal à Christopher Lee.
_Maintenant que je t’ai tout raconté, je suppose que tu n’as plus très envie de continuer ton stage ici.
_Bah c’était ça ou l’Ecran Fantastique, l’un dans l’autre, je suis perdant, hein ? soupira Blunt. Bon, viens, on descend au bistrot du coin se consoler devant une bonne bière.
_Mon petit Blunt, nous sommes enfermés à double tour ici.
_Bien sûr que non, j’ai trouvé une porte dérobée il y a trois mois qui me permet d’aller et venir comme je veux. Juste derrière l’affiche des Evadés.
Arno resta muet de stupeur pendant un bref instant. Cet immonde bonhomme qu’est Saroumane avait oublié la présence de ce passage secret et peut-être même la présence de son stagiaire grouillot. L’aubaine !
_Vite, s’écria-t-il en chopant Blunt par un bras, foutons le camp d’ici !

Maaaaaaaaaaaais que va-t-il se passer ? Arno et Blunt vont-ils s’en sortir sains et saufs. Blunt va-t-il engrainer tous ses potes geeks pour aller sauver Raf ? Et que deviennent nos héros principaux après l’attaque des corvidés ? Toutes ces questions et bien plus encore trouveront leur réponse dans le prochain chapitre de notre feuilleton !

Posté par Screamy à 11:37 - L'épopée pelée. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 octobre 2008

Une Adèle Blanc-Sec haute en couleur.

CulSecCol

Et voilà, la version définitive de la planche que vous ne verrez jamais chez Jacques Tardi : Adèle envoie paître Screamy. Merci au pauvre Bernardo que j'ai rabroué alors qu'il m'expliquait l'ABC du parfait photoshoppeur, je crois que je me suis empressée d'oublier toutes ses instructions. Excusez ce petit strip en modeste hommage et ce petit trip égocentrique, mais je n'ai pas pu m'empêcher de faire une parallèle entre l'acariâtre Adèle et moi-même. Il faut dire que Tardi a créé la demoiselle aux taches de rousseur en 1976, année de ma naissance, et oui !

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J'ai découvert mademoiselle Blanc-Sec, et le Paris Proustien d'avant la première guerre par la même occasion, toute gamine chez mon oncle, féru de BD. Le genre à lire Metal Hurlant. Tardi a d'ailleurs bossé pour cette publication. Son histoire assez controversée, Polonius y est apparu. Le seul album que mon père ne possède pas dans sa collec' d'oeuvres de Tardi. En parlant de mon père, tiens ! Il a eu la même enfance que Tardi. Nés tout deux d'un père militaire, ils ont passé leur enfance dans l'Allemagne d'après-guerre.

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Le père de Tardi finit par démissioner de l'armé, refusant d'aller en Indochine. Peut-être a-t-il eu des ennuis à la suite de cette démission. De là il n'est pas trop difficile de deviner d'où viennent les saillies anti-militaristes de Tardi qui reste à mes yeux l'un des meilleurs illustrateurs de la boucherie des tranchées. Son coup de crayon est aussi parfaitement adapté à l'oeuvre de Céline dont il a illustré les couvertures des bouquins, quand il n'illustre pas ceux de Daniel Pennac.

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Mais revenons à la pas très douce Adèle, née en pleine période de libération de la femme. Tardi voulait créer un personnage féminin pour une série d'aventure extraordinaires mais tout en cherchant à se démarquer des figures stupides à la Bécassine ou des splendides pin up de calendrier.  Adèle est une femme au tempérament résolument moderne, un anachronisme vivant projeté dans le Paris de la Recherche du Temps Perdu. Sauf que Proust s'enhardirait à étudier les sociétés occultes et les bas-fonds de la vie parisienne.

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Tardi, dans des entretiens, dit volontiers qu'Adèle est un peu une extension de lui-même. On pourrait même penser que c'est carrément sa fille de papier, digne héritière des idées anti-militariste de son papa... ou alors, la grand-mère que Tardi aurait voulu avoir...

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Adèle se découvre une petite soeur dans Le Mystère des Profondeurs. Tardi a la riche idée d'en faire une jeune fille acariâtre et possessive qui désapprouve les choix de vie de son aînée. Adèle va même se retrouver future tatie dans le dernier tome de ses aventures et voit en sa petite soeur le parfait contre-exemple de ses propres codes moraux : “Travail... Famille... Quelle gentille petite soeur ! Dans vingt ans, son foetus sera fin prêt pour la prochaine boucherie. Et elle a l'air d'être contente d'elle !” A chaque famille sa brebis galeuse.

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Si sa soeur Mireille rêve d'une parfaite vie de couple avec son petit mari, Adèle n'est pas du genre à verser dans la romance et à se laisser séduire. Nombreux sont les hommes à se casser les dents sur son mauvais caractère. Brindavoine, qui l'a pourtant libérée de son hibernation, se fait qualifier de “Lourd” dans le Noyé à deux têtes et elle repousse bien durement les avances d'un pilier de comptoir en lui faisant remonter le service trois pièces d'un coup de genou dans le dernier album de ses aventures, le Labyrinthe Infernal. Le seul homme auquel elle semble avoir été attaché est Lucien, un condamnée à mort innocent du crime dont on l'accuse dans la première aventure de la demoiselle, Adèle et la Bête.

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Les hommes n'ont vraiment pas le beau rôle dans l'univers d'Adèle. Ce sont soit des pleutres suffisant comme le pauvre Flageolet qui passe peu à peu du dandy oisif proustien au lâche larvaire tout juste bon à se prendre des coups et à transpirer à grosses gouttes à la moindre approche du danger. Même Brindavoine, personnage aux piques typiquement Tardiennes et figure tragique de la Boucherie de 14/18 devient dans la série un alcoolique invétéré mentant sur les origines de l'amputation de son bras. Pourquoi vouloir passer pour un héros quand on a autant craché sur la guerre ?

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Du coup, avec une telle galerie de personnages hauts en couleur et qui foisonnent avec une telle profusion qu'on finit par se paumer dans les deux derniers tomes un peu trop fouillis, on en oublie presque les intrigues dans lesquelles Adèle se jette tête baissée dans les premiers tomes avant de les subir avec un air blasé qui fait toute la saveur du personnage. On pense aux feuilletons qui firent les délices de la Belle Epoque, au Grand Guignol, à Conan Doyle et à Lovecraft. Sacré mélange ! Ca risque d'être trop complexe pour le roi du scénario bidon, Luc Besson qui songe sérieusement à nous foirer une adaptation. Croisons les doigts pour que ça ne se fasse jamais, le gros barbu ayant déjà beaucoup de projets sur le feu.

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Un petit jeu amusant serait de faire un “circuit Adèle Blanc-Sec” dans lequel nous découvririons tous les endroits foulés par la bottine de la fameuse héroïne. Histoire de voir que notre capitale n'a pas trop changé, et peut-être avec le secret espoir de croiser un ptérodactyle dans le Jardin des Plantes ou le Démon Pazuzu en haut de la Tour Eiffel. Une idée à creuser très sérieusement. Si elle vous séduit, venez en parler sur ce blog.

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Je laisse le mot de la fin à ma Blanc-Sec honteusement détournée par mes soins malpropres. J'aime bien imaginer ce qu'elle pourrait s'exclamer en découvrant notre beau siècle des lumières nucléaires.

CulSec02Web

XXIème siècle, hein ? pas arrondissement.

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15 octobre 2008

Une illustration juste comme ça.

Monstra
Eh oui, je peux rester un bon moment sans rien branler avant d'être reprise de la fièvre du crayon. Et puis je voulais faire mumuse avec les pastels offerts par mon amie Sandrine. Je n'ai pas trouvé de meilleure matière pour donner une texture crade et rugueuse aux choses (mais là, j'ai un peu abusé du crade, mea culpa !).

Sexe : Alors, c'est très gentil de me conseiller plein d'accessoires pour pimenter ma vie sexuelle et celle de Bernardo, mais ce qu'il nous faudrait surtout, c'est un exorcisme pour sortir le démon de la flemme et du geekisme forcené de nos petits corps dodus. Parce que rien de mieux pour étouffer la libido que de comater sur le net chacun sur son bureau.

Cookies : Bernardo fait toujours la cuisine, je mets toujours les pieds sous la table. Gomez serait là, il en baverait des ronds de chapeau et en chierait des pendules.

Rock'n'roll : Un des rares artistes français que j'aime beaucoup. Il râle tout le temps, il aime la campagne et les vaches, c'est un peu le Jean-Pierre Coffe de la chanson et un mec qui cite Calexico et PJ Harvey dans ses textes ne peut qu'être goûtu à écouter (par contre, chanter avec Mylène Farmer, je félicite pas la faute de goût).

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14 octobre 2008

Pogote to kill !!!

Pogogol

A part cet emmerdeur complètement défoncé qui a énervé tout être humain se trouvant dans son sillage, le concert de Killing Joke a bien déchiré. Y a pas que les fans hardcore de Johnny Halliday et de Tokio Hotel qui craignent grièvement du boudin.

Le concert lui-même, donc, a envoyé le bois comme j'aime. Jaz a dû perdre une vingtaine de kilos et il est plus petit que je ne le pensais, mais il a gardé ses airs hallucinés et une présence de malade. On ne voyait que lui ! Et il s'est fendu de nombreux petits speech sur l'état du monde et a même envoyé une vanne sur Sarko (à propos de sa taille, ou je ne sais plus quoi, je crois que personne n'a saisi).

Par contre, Geordie à la guitare était en total mode "rien à branler" et c'est bien dommage quand on voir avec quelle insolente facilité il fait courir ses doigts sur le six cordes.

Trabendo, Paris - Concerts : Killing Joke (Crédit Photo : Stefano Masselli) - 27 septembre 2008
La set list déchirait son père, sa mère et toute la famille jusqu'aux acariens du canapé. Voici la petite liste avec le lien vers la chanson correspondante. Je ne vous dis pas le bonheur que ce fut d'entendre des tueries comme Psssyche en live. Le public était en transe.
The hum
Change
Pssyche !!!!
Love like blood (on devrait voir une touffe de mes cheveux poilus sur cette vidéo)
Eighties
Whiteout (voir vidéo de the wait)
Exorcism
Labyrinth
Black Moon
Turn to red
Communion
Money is not our god
Asteroid
Timewave
The wait
Pandemonium.

et en rappel :
Fresh Fever (aucune vidéo trouvée)
War Dance.
Image Hosted by ImageShack.us
Malgré les hurlements à tue-tête du public, Jaz a refusé de jouer Millenium, accueillant nos demandes survoltées par un laconique :"On ne peut pas avoir ce qu'on veut". Mais comment lui en tenir rigueur après le show qu'il nous a livré ?

Merci aux sites destination rock, musicSpot et le Hiboo pour les photos piquées sans leur aimable autorisation, ayant oublié comme une grosse merde de prendre mon mini leica.

Sexe : Nous sommes devenus un vieux couple, la flamme du slip semble être consumée. Vite, il faut pimenter !

Cookies : J'ai le ventre mou, mou, moooooou, mais ayant appris que mon foie allait très bien, je peux reboire de la bière. Triste dilemne !

Rock'n'roll :
De temps à autre, pour me calmer l'esprit après une grosse débauche de rock, je me mets un petit trip hop bien mignon.

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08 octobre 2008

Une Adèle Blanc-Sec palôte.

CulSec_1__2_
Pas mécontente de moi, j'ai terminé d'encrer mon Adèle Blanc-Sec (le "chère consoeur" vient du fait que nous écrivons toutes les deux des romans de gare. J'espère cependant avoir un éditeur plus scrupuleux qu'elle).
Demain, si mon dos ne me fait pas trop mal, je mets en ligne le résultat final (edit : eeeeh non, finalement, ce sera pour beaucoup plus tard, on est feignasse ou on l'est pas !). Ce sera ma première fois sous photoshop et n'étant pas habituée du tout au support informatique, ça promet de belles crises de nerf et arrachages de cheveux par poignées. Je suis une couille finie avec tout ce qui touche l'informatique.
En tout cas, ce sera aussi pour moi l'occasion de revenir sur un des personnages féminins les plus couillus de la BD franco-belge et sur l'oeuvre de son prestigieux papa, Jacques Tardi.

Posté par Screamy à 23:56 - Fanarts fanés - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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