11 juin 2009
Cochon de chien qui s'en dédicace !
Il y a presque un mois, je vous avais signalé la présence du Chien (qui exige qu'on colle un monsieur devant son patronyme, mais je devrais lui faire remarquer qu'il ressemble plus à un Machin qu'à un Monsieur) au festival de BD de Puteaux. Haaaa, les Hauts de Seine, ses rues immaculées et impeccables, sa populace habillée haute couture et nantie de babioles tictaquantes extravagantes au poignet... Même les balayeurs sont blancs ! J'avais l'impression de me balader dans un autre pays, je n'étais plus dans le 9-3.
Mais passons ! J'ai acheté deux exemplaires de Féreüs le Fléau, dédicacés par les soins de Machin le Chien. Une pour mon papa :
Et une pour ma pomme, mais comme j'étais pas inspirée des masses, je me suis demandée comment le Chien voyait les goths. Encore un amoureux des clichés...
Et encore et toujours, le cadavre exquis, sauf que cette fois, c'est le Chien qui a ouvert le feu (et moi qui l'ai éteint, hin hin hin !)

nota bene : en anglais, ragnagnas se dit cramps !
Et qu'en est-il du nouvel album de Machin le Chien, me direz-vous ? Même si j'aurai toujours une préférence pour les récits épiques dans lesquels il se ridiculise, j'ai pris un plaisir certain à lire ce récit d'hroic fantasy bien enlevé qui doit autant à Conan le Barbare qu'à Connard le Barbant (qui est une oeuvre existante mais introuvable).
Féréüs est un grand couillon langue de pute et caractériel qui cogne d'abord et réfléchit ensuite... à la prochaine victime qu'il pourra ajouter à son body count. Aidé d'une salamandre parlante morte de honte et de consternation devant les gaffes à répétition de son "protégé", Féréüs est l'Elu (salut, Néo) qui doit protéger le monde des forces du Mal. Mais qui sauvera le Monde de Féréüs ?
Très rigolo, souvent gore (haaaa, ces tripes géantes de Shonkor), utilisant tous les clichés de la Fantasy pour mieux leur tordre le cou, le Chien nous gâte (et heureusement, parce que côté cul... hum !). On s'y marre aussi souvent qu'on se tape le front devant la balourdise crasse d'un héros pourtant pas si con, mais assez égoïste et mal dégrossi et la grandiloquence pitoyable du gros méchant de service.
Les années passées à jouer à Donjons et Dragons au lieu de baiser expliquent, je m'en doute, la réussite de cette incursion dans un tout autre univers que celui du fonctionnariat médiocre.
En revanche, qu'est-ce que ça fout chez un éditeur pour minots ???
Sexe : haaaa, bah nan, toujours pas !
Cookies : C'est vaaachement bo, la crème fouettée à l'abricot vendue chez Monop' (dommage que ce soit à un prix d'enculé...)
Rock'n'roll : spécial cacedédi au Chien : voici ce qu'on passe en fin de soirée dans les boîtes goth.
