Hello, hello !

Il y a bien longtemps, j'avais créé une sous-rubrique appelée les "doléances de Bernardo" dans laquelle mon conjoint venait se lamenter de mes turpitudes, vacheries et autres remarques mesquines dont j'ai le secret. Car oui, vivre avec moi est un sacerdoce, une souffrance de chaque instant et épreuve pour les nerfs (je m'émerveille de ne pas être encore découpée en 8 morceaux et dispersée dans la Seine).

Pourtant, aujourd'hui, ce n'est pas de la compagne ingrate que je suis que Bernardo se plaint. Écoutez-le donc pleurer :

Au secours ! Oui, je sais, à l'heure ou les homophobes déblatèrent à tout va et n'avancent même plus masqués, en ces jours sombres où on ne peut plus assister à un marathon sans y laisser ses jambes et où les ministres n'ont rien de mieux à foutre que de nous coller leur patrimoine dont on a rien à carrer, les appels à l'aide fleurissent, prospèrent, s'épanouissent au point qu'on ne sait plus où se tourner pour porter secours. D'habitude, je suis de ceux qui donnent.

Maintenant, c'est moi qui tends la main.

Oh, je ne demande pas d'aide pour une maladie horrible à soigner ou une catastrophe à juguler. C'est tout con, mais je suis sur un projet qui, pour moi, revêt une importance capitale, la réalisation d'un vieux rêve :

Produire mon premier court-métrage.

Ça s'appelle Dieu reconnaîtra les siens et cela suit une famille tout à coup assaillie par des agresseurs sans pitié.

J'ai un scénariste, Éric, un chouette réal avec je m'entends bien, Cédric, qui va aussi s'occuper de la musique. J'ai trouvé une poignée de formidables jeunes acteurs qui sauront apporter leur présence et leur renfort précieux : David, Rapahël, Maximilien, Claire, Gil. Nous cherchons encore d'autres comédiens et sur ce point, nous sommes confiants. J'ai pu engager quelques techniciens ; maquilleurs, artificier, etc... car ça va péter, il y aura un peu de sang et du suspens. En bon amoureux du cinéma de genre, je n'allais pas produire un drame psychologique avec du Radiohead en musique de fond (les fans de Groland apprécieront le clin d'oeil). Reste cependant à régler le problème du chef op' qui a un peu tendance à nous faire faux bond et là, je crispe un peu. Mais j'ai encore espoir.

J'ai aussi pu trouver des décors avec un cachet très 70's (le film se déroule en 1975). Voyez vous-même comment ça a de la gueule !

DRLS-Decors-02Et on a fait un chouette book de présentation avec photos préparatoires de David et Maximilien. Ne vous fiez pas à leurs mines sombres, ces deux gaillards ont été adorables durant la session photo et je n'ai qu'une hâte : les voir à l'oeuvre durant le tournage.

dieu

Vous me direz, ça a l'air de bien se goupiller ton projet.

Presque !

Car un film, vous le savez bien, faut casquer, payer pour les décors, le matos, les photos, la promo, etc... Même si certains acteurs vont bosser pour nous gracieusement, et cela à titre exceptionnel, on va devoir allonger la monnaie. Or, certaines de mes démarches auprès des conseils généraux et des banques n'ont pas été fructueuses. Voilà pourquoi je me suis tourné ver la crowd funding, ou plutôt le financement participatif pour les allergiques à l'anglicisme envahissant. Notre objectif : obtenir 15 000 euros. Il nous reste pas mal de jours pour le financement, mais ce sont, en général les premières semaines les plus décisives. Je ne demande pas grand' chose. Je ne force pas la main. Même si vous donnez juste 10 euros, ce serait déjà une petite pierre à l'édifice. Ce sera une belle main secourable.

Merci de m'avoir lu et croisons les doigts pour faire un chouette petit film !

Bernardo.


Pour le financement c'est par ici !

Sexe : J'angoisse sur mes projets d'écriture, monsieur sur son film. Résultat, la couette ne vibre pas des masses.

Cookies : Et voilà, à me faire du soucis pour nous deux, j'en ai cramé le riz des makis. Bouh...

Rock'n'roll :