20 octobre 2009
Brian is Spaced
Dans le dernier fanart fané consacré à l'excellentissime série(il n'est jamais superflu de le répéter ad nauseam) Spaced, je n'avais pas dessiné le pourtant génial Brian, artiste tourmenté, torturé et hyper sensible, à la limite de l'autisme, mais dont on découvre l'incroyable gentillesse au fil des épisodes. C'est réparé !

Quelque chose me dit que je ne vais pas vous lâcher la grappe avec cette sitcom...
Comment Brian se présente à ses nouveaux voisins (ou une petite explication sur le dessin ci-dessus s'impose) :
Clique ici car le méchant monsieur youtube, y veut pas que j'intègre cet extrait, bouh !
Sexe : Dès le début, on sent une étrange tension sexuelle entre Brian et la propriétaire, Marsha :

De là à supposer que Brian ait un jour payé son loyer en nature car il était à sec, il n'y a qu'un pas qu'on va franchir allègrement ! Une autre question se pose, d'ailleurs : Pourquoi Brian tombe-t-il finalement amoureux de cette peste de Twist ?
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Cookies : Brian est le roi de l'omelette au marteau et le génocideur de neunoeuf !

Rock'n'roll :
21 septembre 2009
L'avant Shaun of the dead.
Voici les personnages principaux d'une des meilleures séries du monde : Spaced.
Le scénar : Tim, viré par sa copine, et Daisy qui en a marre de vivre dans un squatt, se rencontrent dans un café et se lient d'amitié en se partageant le même journal de petites annonces. Désespérés de ne pas trouver d'appartement, ils finissent par se faire passer pour un couple afin de décrocher le logement de leur rêve dont la propriétaire est Marsha, une alcoolique rêveuse qui entretient des rapportes explosifs avec sa fille unique. Mike, le meilleur ami de Tim, Twist, la copine de Daisy et Brian, l'artiste tourmenté gravitent autour de nos deux anti-héros dont nous suivons les tribulations cocasses à l'humour so british et aux références variées allant de Matrix à Star Wars en passant par les films de zombies de Romero.

La série n'a eu droit qu'à un seul passage sur la télé française mais ne connaît par les honneurs d'une vraie sortie DVD sur notre territoire. La maîtrise de l'anglais est donc plus que bienvenue si vous voulez découvrir ce petit bijou écrit, réalisé et joué par la joyeuse équipe de Shaun of the Dead et Hot Fuzz.
Une sélection des meilleurs moments sous-titrés en français :
http://www.youtube.com/watch?v=heQo7LK22Sc
Sinon, il m'arrive toujours de faire des trucs meugnons ! Clique !
Sexe :

Il n'y a pas vraiment de cul dans Spaced, à part un jeu de mot en rapport avec un trou, et les faux orgasmes de Tim et Daisy qui cherchent à faire croire à leur proprio qu'ils baisent comme un vrai couple. Ah et puis, il y a quand même un personnage qui s'appelle "Vulva" (à droite sur la photo).
Cookies :

Tim ne se nourrit que de ça. C'est comme les pims en un peu plus sec.
Rock'n'roll :
09 août 2009
See you, space cowboy !
Aujourd'hui, c'est en toute impunité que je massacre dans la joie et l'allégresse l'une des meilleures séries animées de tous les temps : COWBOY BEBOP !
Comme d'hab, clique sur le dessin si tu veux le voir en taille normale !
Sexe :

Voici un argument imparable auprès de la gente masculine pour mater Cowboy Bebop.
Cookies :

Une série où le héros ne pense qu'à bouffer.
Rock'n'roll : Réservé à ceux qui ont déjà vu la série car ça spoile à mort l'épisode 24 !!!
15 février 2009
Patate chaude revue et corrigée par mes soins coquins.
Haaa, fallait les dessiner mes héros virils préférés de la BD ou de l'animation ? Bah tiens ! Prenez-vous ça dans vos faces ! Et je tagge toujours les mêmes personnes que d'hab.

Bernardo, ce gros jaloux, a appelé le fichier lié à ce dessin "bande de taffioles". Sûr que Wolverine va lui voler dans les plumes.
Sexe : C'est bon, j'ai eu mon content de cul pour le reste de mes jours avec ces cinq-là (Bernardo a pas voulu se joindre à nous)
Cookies : Encore des nouilles ! cury, échalottes, oeufs frais tout bien mélangés.
Rock'n'roll :
19 octobre 2008
Une Adèle Blanc-Sec haute en couleur.

Et voilà, la version définitive de la planche que vous ne verrez jamais chez Jacques Tardi : Adèle envoie paître Screamy. Merci au pauvre Bernardo que j'ai rabroué alors qu'il m'expliquait l'ABC du parfait photoshoppeur, je crois que je me suis empressée d'oublier toutes ses instructions. Excusez ce petit strip en modeste hommage et ce petit trip égocentrique, mais je n'ai pas pu m'empêcher de faire une parallèle entre l'acariâtre Adèle et moi-même. Il faut dire que Tardi a créé la demoiselle aux taches de rousseur en 1976, année de ma naissance, et oui !

J'ai découvert mademoiselle Blanc-Sec, et le Paris Proustien d'avant la première guerre par la même occasion, toute gamine chez mon oncle, féru de BD. Le genre à lire Metal Hurlant. Tardi a d'ailleurs bossé pour cette publication. Son histoire assez controversée, Polonius y est apparu. Le seul album que mon père ne possède pas dans sa collec' d'oeuvres de Tardi. En parlant de mon père, tiens ! Il a eu la même enfance que Tardi. Nés tout deux d'un père militaire, ils ont passé leur enfance dans l'Allemagne d'après-guerre.

Le père de Tardi finit par démissioner de l'armé, refusant d'aller en Indochine. Peut-être a-t-il eu des ennuis à la suite de cette démission. De là il n'est pas trop difficile de deviner d'où viennent les saillies anti-militaristes de Tardi qui reste à mes yeux l'un des meilleurs illustrateurs de la boucherie des tranchées. Son coup de crayon est aussi parfaitement adapté à l'oeuvre de Céline dont il a illustré les couvertures des bouquins, quand il n'illustre pas ceux de Daniel Pennac.
Mais revenons à la pas très douce Adèle, née en pleine période de libération de la femme. Tardi voulait créer un personnage féminin pour une série d'aventure extraordinaires mais tout en cherchant à se démarquer des figures stupides à la Bécassine ou des splendides pin up de calendrier. Adèle est une femme au tempérament résolument moderne, un anachronisme vivant projeté dans le Paris de la Recherche du Temps Perdu. Sauf que Proust s'enhardirait à étudier les sociétés occultes et les bas-fonds de la vie parisienne.

Tardi, dans des entretiens, dit volontiers qu'Adèle est un peu une extension de lui-même. On pourrait même penser que c'est carrément sa fille de papier, digne héritière des idées anti-militariste de son papa... ou alors, la grand-mère que Tardi aurait voulu avoir...

Adèle se découvre une
petite soeur dans Le Mystère des Profondeurs. Tardi a
la riche idée d'en faire une jeune fille acariâtre et
possessive qui désapprouve les choix de vie de son aînée.
Adèle va même se retrouver future tatie dans le dernier
tome de ses aventures et voit en sa petite soeur le parfait
contre-exemple de ses propres codes moraux : “Travail...
Famille... Quelle gentille petite soeur ! Dans vingt ans, son foetus
sera fin prêt pour la prochaine boucherie. Et elle a l'air
d'être contente d'elle !” A
chaque famille sa brebis galeuse.
Si sa soeur Mireille rêve d'une
parfaite vie de couple avec son petit mari, Adèle n'est pas du
genre à verser dans la romance et à se laisser séduire.
Nombreux sont les hommes à se casser les dents sur son mauvais
caractère. Brindavoine, qui l'a pourtant libérée
de son hibernation, se fait qualifier de “Lourd” dans le Noyé
à deux têtes et
elle repousse bien durement les avances d'un pilier de comptoir en
lui faisant remonter le service trois pièces d'un coup de
genou dans le dernier album de ses aventures, le Labyrinthe
Infernal. Le seul homme auquel
elle semble avoir été attaché est Lucien, un
condamnée à mort innocent du crime dont on l'accuse
dans la première aventure de la demoiselle, Adèle
et la Bête.
Les hommes n'ont vraiment pas le beau rôle dans l'univers d'Adèle. Ce sont soit des pleutres suffisant comme le pauvre Flageolet qui passe peu à peu du dandy oisif proustien au lâche larvaire tout juste bon à se prendre des coups et à transpirer à grosses gouttes à la moindre approche du danger. Même Brindavoine, personnage aux piques typiquement Tardiennes et figure tragique de la Boucherie de 14/18 devient dans la série un alcoolique invétéré mentant sur les origines de l'amputation de son bras. Pourquoi vouloir passer pour un héros quand on a autant craché sur la guerre ?

Du coup, avec une telle galerie de personnages hauts en couleur et qui foisonnent avec une telle profusion qu'on finit par se paumer dans les deux derniers tomes un peu trop fouillis, on en oublie presque les intrigues dans lesquelles Adèle se jette tête baissée dans les premiers tomes avant de les subir avec un air blasé qui fait toute la saveur du personnage. On pense aux feuilletons qui firent les délices de la Belle Epoque, au Grand Guignol, à Conan Doyle et à Lovecraft. Sacré mélange ! Ca risque d'être trop complexe pour le roi du scénario bidon, Luc Besson qui songe sérieusement à nous foirer une adaptation. Croisons les doigts pour que ça ne se fasse jamais, le gros barbu ayant déjà beaucoup de projets sur le feu.

Un petit jeu amusant serait de faire un “circuit Adèle Blanc-Sec” dans lequel nous découvririons tous les endroits foulés par la bottine de la fameuse héroïne. Histoire de voir que notre capitale n'a pas trop changé, et peut-être avec le secret espoir de croiser un ptérodactyle dans le Jardin des Plantes ou le Démon Pazuzu en haut de la Tour Eiffel. Une idée à creuser très sérieusement. Si elle vous séduit, venez en parler sur ce blog.

Je laisse le mot de la fin à ma Blanc-Sec honteusement détournée par mes soins malpropres. J'aime bien imaginer ce qu'elle pourrait s'exclamer en découvrant notre beau siècle des lumières nucléaires.

XXIème siècle, hein ? pas arrondissement.
08 octobre 2008
Une Adèle Blanc-Sec palôte.

Pas mécontente de moi, j'ai terminé d'encrer mon Adèle Blanc-Sec (le "chère consoeur" vient du fait que nous écrivons toutes les deux des romans de gare. J'espère cependant avoir un éditeur plus scrupuleux qu'elle).
Demain, si mon dos ne me fait pas trop mal, je mets en ligne le résultat final (edit : eeeeh non, finalement, ce sera pour beaucoup plus tard, on est feignasse ou on l'est pas !). Ce sera ma première fois sous photoshop et n'étant pas habituée du tout au support informatique, ça promet de belles crises de nerf et arrachages de cheveux par poignées. Je suis une couille finie avec tout ce qui touche l'informatique.
En tout cas, ce sera aussi pour moi l'occasion de revenir sur un des personnages féminins les plus couillus de la BD franco-belge et sur l'oeuvre de son prestigieux papa, Jacques Tardi.
16 août 2008
Live like blood !
Mes petits chéris, mes amours, à défaut de vous gâter les yeux avec mes dessins à la maîtrise bien approximative, je vais encore vous combler la fabrique à cérumen en vous parlant d'un de mes groupes fétiches grâce à de gros et honteux copier-coller issus du site Wikipedia. Voilà une note d'actualité d'ailleurs, puisque cette formation sera en concert à Paname les 26 et 27 septembre. Place aux maîtres du Pandemonium, mesadames et messieurs : KILLING JOKE !!!
Pas évident de faire un dessin qui se veut staïle quand on a de gros défauts de style, mais passons aux choses sérieuses et à l'histoire du groupe :
Ma petite soeur Marie peut être fière de son année de naissance puisque 1978 a aussi vu naître les rois de la Blague qui tue ! Et God Save le pays de la sauce à la menthe, le groupe est anglais et est considéré encore à ce jour comme un des plus grands groupes de New Wave des années 80 et a su habilement évoluer vers un métal industriel des plus rentre dedans. Leur influence est juste énorme car des groupes prestigieux comme Nirvana, Metallica, Korn, Fear Factory et j'en passe avouent volontiers qu'ils ont été inspirés par Killing Joke. Il est d'ailleurs à noter que Nirvana a poussé l'hommage pratiquement jusqu'au plagiat avec l'intro de Come as you are qui fait furieusement penser à celle de Eighties. L'affaire déclenche un foin pas possible dans le monde de la musique où chacun se dispute sur la vraie culpabilité de Nirvana et à partir de quand on doit considérer le fameux morceau comme un plagiat. Quoiqu'il en soit, les rapports entre les Killing Joke et Dave Grohl sont restés cordiaux, ce dernier ayant participé à un de leurs albums en 2003.
Une légende tenace raconte que c'est dans une file d'attente de l'ANPE du coin (qui en Angleterre s'appelle le British Unemployment Office) que Jeremy "Jaz" Coleman (né en 1960 d'un père anglais et d'une mère indienne), futur chanteur charismatique et claviesrite rencontre un ami du batteur Paul Ferguson qui présente les deux hommes. Tout de suite, aux dires de Coleman et Ferguson, le courant passe et ils se comprennent sans même se parler.
Une fois le coup de foudre bien digéré, les deux compères font passer une annonce dans le journal musical Melody Maker : « Vous souhaitez faire partie de la Blague qui Tue ? Publicité Totale - Anonymat Total - Exploitation Totale ». Le guitariste Kenneth "Geordie" Walker et Martin "Youth" Glover sont alléchés par l'idée et viennent se joindre au groupe tout neuf .
Et encore, la version que voici racontée, je l'ai piquée sur Wiki. Mais une récente interview de Jaz dans le numéro 40 d'Elegy raconte une toute autre histoire :
"C'est ta rencontre avec Geordie qui t'a décidé à fonder Killing Joke ?
Ouais, tout à fait ! J'ai rencontré Geordie alors que je descendais les poubelles. Geordie passe par là et me demande : "Tu cherches ton breakfast là-dedans, mec ?", ha ! ha ! ha ! Puis il me demande ce que j'aime comme musique. Tous les trucs que je lui citais, il répondait : "C'est de la merde !" Alors je lui ai demandé ce qu'il écoutait et lui ai répondu que c'était de la grosse merde. Ensuite, je l'ai amené chez moi et il y est resté trois semaines car il venait de se faire virer de son appartement. Puis sa mère est venue lui apporter un ampli et il a commencé à jouer de la guitare et je peux te dire que ça sonnait comme le tonnerre de Dieu !"
Mais au fait, d'où diantre vient ce nom de Killing Joke ???
Wiki, toujours, "le nom provient d’une expression britannique faisant référence à une situation ou un événement paradoxal, ironique." Ention et Damnafer, comme s'écrierait Gotlib, c'est pourtant évident. Mais personnellement, j'ai une autre explication.
Venons-en maintenant aux albums à proprement parler, et y a de quoi se shooter à la bonne zik pour un moment !
Tout commence par l'album éponyme Killing Joke lancé à la face du monde et surtout des anglais en 1979 par le biais du label créé par la bande à Jaz, Malicious Damage. Saturé de nombreuses sonorités électroniques, de batterie tribale, de basse syncopée et d’un son de guitare rythmique unique à l’époque, l’album inclut le titre Change qui devient un standard des clubs des deux côtés de l'Atlantique . Ferguson dira à ce moment : « C’est de la musique agressive, ce n’est pas de l’amusement poli. Nous avons des titres dans les charts ici (aux USA) et c’est un plaisir. Ça ne m’embête pas du tout d’entrer dans les meilleures ventes disco. Je pense que ça porte beaucoup d’espoir pour le monde. »
Les membres de Killing Joke écrivent tous les morceaux de leur album suivant, What This For ? alors qu’ils sont déjà en studio. Selon Geordie, ce procédé s’est révélé difficile, puisque pour le premier album ils disposaient d’un an de travail d’avance avant l’enregistrement. Sorti fin 1981 , l’album révèle un groupe focalisé sur le développement de son propre son. Depuis Madness, long de 7 minutes, jusqu’à Tension et Fall of Because, l’album continue dans le sillon tracé par le groupe, basé sur leur prédiction d’une fin prochaine de la raison et d’un retour à un type d’homme plus primitif. C’est aussi un bon indicateur de l’humour pervers qui se cache derrière Killing Joke. La couverture montre une mère de famille / touriste contemplant un champignon atomique, en contrepoint de paroles comme « I wonder who chose the color scheme? It’s very nice! » (« Je me demande qui a choisi les couleurs ? C’est très joli ! »).
À l’issue d’une tournée mondiale, Killing Joke s’aventure en Allemagne avec le producteur vétéran Conny Plank. Cette première collaboration avec un producteur extérieur au groupe donne Revelations, sorti en 1982. Nouveau travail anonyme, l’album comprend le hit Empire Song. Tout au long de cet album sont évoquées les pressions auxquelles le groupe est soumis, aussi bien dans un registre personnel et relationnel que de la part de l’industrie musicale. Land of Milk and Honey y fait directement référence ainsi : « Land of - better change your tune now, Milk and - oh so negative, Honey - and we’re so content now, Land of Milk and Honey ». (« Pays de - vous devriez changer de tonalité, Lait et - oh, c’est si négatif, de Miel - voilà, on est bien contents, Pays de Lait et de Miel. »)
Incertain quant à la direction musicale à suivre, et confronté à la perspective d’une nouvelle tournée mondiale, le groupe craque et se sépare. Jaz, au bord de la dépression nerveuse, quitte le groupe pour se réfugier en Islande à la fin d’un concert, le soir de son anniversaire. Il choisit cette destination suite à la vision d’une imminente fin du monde, (a priori suite à un conflit nucléaire,) ses interlocuteurs mystiques souhaitant ainsi le mettre en sûreté. Geordie Walker le rejoint et ils enregistrent sur une brève période avec le groupe local Peyr tandis que Youth et Big Paul forment leur propre groupe, Brilliant, apparemment nommé ainsi à cause de la face B du single Empire Song. Cependant, avant que Brilliant ait eu le temps de sortir un album, Paul Ferguson quitte le groupe. Les critiques britanniques s’expriment assez vertement sur ces déboires, et Youth accompagné de divers collaborateurs sort finalement un single appelé That’s What Good Friends Are For (littéralement « C’est pour ça que les amis existent »), appel du pied assez évident envers ses anciens camarades. Depuis sa retraite islandaise, Coleman rejette l’offre.
Peut-être finalement motivé par le succès de Brilliant, Coleman rejoint Walker et Ferguson. Ils recrutent un bassiste alors inconnu, Paul Raven. Ils tournent en Europe et aux États-Unis au cours de l’année 1982, permettant ainsi à Raven de découvrir le monde de la scène. Plusieurs concerts à Toronto sont enregistrés pendant la tournée, donnant naissance au maxi "HA" - Killing Joke Live.

Au début des années 1980, une des affiches du groupe destinée à annoncer une série de concerts à Londres leur vaut d’être frappés par la censure : elle représenterait le pape Pie XI bénissant une haie d’honneur de soldats nazis peu de temps avant le début de la Seconde Guerre mondiale. Il s’agit en fait d’une photo prise en 1934 et montrant l’abbé catholique allemand Albanus Schachleiter au congrès de Nuremberg. Peut-être par provocation, cette même image est reprise sur la couverture de la compilation Laugh? I Nearly Bought One! sortie en 1992. Les croix gammées des brassards sont cependant remplacées par les symboles monétaires de la livre sterling et du dollar américain.

Puis virage musical en 1983, avec l’album Fire Dances. Let’s All Go (to the Fire Dances) est choisi comme single de lancement. L’album contient quelques bons morceaux devenus des classiques du groupe, comme Frenzy et Harlequin.
Après un moment de silence, Killing Joke revient en 1984 avec une nouvelle paire de 45 tours, A New Day et Eighties, qui sont plus diffusés à la radio qu’aucun de leurs singles précédents. Profitant du succès d'Eighties, le groupe sort l’album Night Time, enregistré à Berlin et comprenant la chanson Love Like Blood qui jette à nouveau du Killing Joke sur les pistes de danse des États-Unis et de l’Europe. Comprenant huit titres, dont Eighties, l’album permet d’entendre de très bons sons de claviers mélodiques, accompagnés d’un excellent travail de Walker à la guitare sur des morceaux comme Kings and Queens et Europe.
Sur leur sixième album, Brighter than a Thousand Suns (« plus brillant qu’un millier de soleils », trouvant son nom dans une description japonaise de l’explosion nucléaire d’Hiroshima), les fans du début se sentent un peu floué par un album qui cherche à surfer sur la vague géante Love Like Blood mais qui ressemble plus à une redite au rabais du morceau culte. Trop commercial à mon goût. Nous sommes alors en 1986.
S'ensuivront encore des batailles judiciaires à foison pour racheter les droits du nom Killing Joke, des séparations et reformations. Un vrai feuilleton que je vous invite à lire les tenants et aboutissants sur le site Wikipedia dont une bonne partie de ma note a tiré les articles. Mais il est surtout à retenir un de leurs meilleurs albums à ce jour :
A noter, que cette vidéo a été enregistrée lors de leur passage sur l'émission culte Nulle Part Ailleurs. Bref, Killing Joke ne prend pas une ride et en remontre encore aux jeunes groupes par une pêche incroyable et un sens de la démesure éblouissant. C'est un pur plaisir de regarder Geordie jouer de la guitare avec une aisance détachée et insolente. De plus, la passion que voue Coleman à l'orient, la langue maori et à l'occulte (les derniers albums sont blindés de symboles ésotériques) ainsi qu'au foie gras et au bon vin en font un des musiciens les plus intéressants et attachants de sa génération.

En tout cas, je ne sais pas où vous serez le 27 septembre, mais moi, je serais en train de gueuler à plein poumons au Trabendo.
Merci à Wikipedia et à Elegy, j'espère qu'ils vont pas me chercher des poux pour avoir copié des extraits d'articles sans leur aimable autorisation.
01 juin 2008
Raw power !
Une nouvelle rubrique vient se greffer sur ce blog pelé des pieds. Aujourd'hui, c'est un célèbre iguane qui inaugure la série des fanarts fanés. Let him be your dog ! 
Pour ceusses et celles qui ont vécu dans une grotte ou pour qui l'histoire du rock est aussi chiante et compliqué que l'est l'économie politique de l'Ouzbékistan, un petit récapitulatif sur la vie et l'oeuvre d'un très grand et musculeux monsieur du punk rock !
James Newel Osterberg Jr qui sera plus tard mieux connu sous le nom d'Iggy Pop est né le 21 avril 1947. Damned ! L'iguane a l'âge de mes darrons ! Il tirera d'ailleurs son légendaire surnom et son non moins fameux pseudo du premier groupe dans lequel il officia en tant que batteur (?) : The Iguanas ! Il faut savoir que Iggy est le diminutif d'iguane, mathématique simple à capter. 
Fan des Stones et des Doors, c'est suite à une déception en ressortant d'un concert du combo de Jim Morrison qu'il décide de passer aux choses sérieuses en fondant avec les frangins Asheton the Pyschedelic Stooges en 1967. Il prendra le nom d'Iggy Stooge. La reconnaissance publique vient rapidement malgré des concerts dans des salles étriquées grâce à sun son qui dévaste les tympans. En 1968, les Stooges (Psychedelic s'est paumé en chemin) signent pour une maison de disque et Iggy devient pour toujours Iggy Pop ! Yihaaaaa !
Toujours fan des Doors, c'est du jeu de scène outré de Jim qu'Iggy va s'inspirer pour faire un show trashy et spectaculaire. Il se fout à poil, se lacère avec toutes sortes d'ustensiles, dégueule partout et de préférence sur le public et saute dans la foule, pratique athlétique qui fait encore bien des émules. A condition que les gens en contrebas n'aient pas le réflexe crétin de s'écarter. Inutile donc de préciser que certains concerts se terminaient à l'hosto. Rock'n'Roll, baby !
Leurs deux premiers albums sont à marquer d'une pierre blanche trempée dans le coke et l'héro sur le calendrier rock : The Stooges en 1969 et Fun House en 1970.
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En 1972, c'est la rencontre avec Bowie. Iggy est en pleine période plantage de seringues dans les bras. Cela ne l'empêchera pas de faire l'album Raw Power en 1973. Un nouveau membre se greffera aux Stooges : James Williamson qui, selon Ron Asheton, aura une influence négative sur Iggy et le groupe.
L'accueil pour Raw Power est particulièrement mitigé. Pourtant, de nombreux morceaux deviendront des classiques.
Pour couronner le tout, les choses s'enveniment entre les membres du groupe. Il faut dire aussi qu'Iggy tire désormais toute la couverture à lui et a rebaptisé le groupe Iggy and the Stooges, rien que ça ! Le groupe splitte avant d'avoir pu achever son quatrième album.

Puis, pour parler vulgairement, c'est la merde pour le père Iggy. Accro à l'héro et à d'autres drogues qui vous bousille bien à fond, , il devient SDF, se mutile encore plus sur scène, se fait exploser les dents dans des bagarres et se réveille souvent la tête posée sur un oreiller de vomis. La classe ! Même l'album Kill City enregistré en 1976 sera refusé partout ! Il est temps de se mettre au vert et c'est avec Bowie que l'iguane s'échappe vers le Vieux Continent afin de se refaire une santé. Les deux martiens, aussi allumés que géniaux, nouent une véritable complicité et Iggy retrouve l'inspiration en pondant deux albums sortis en 1977 : The Idiot et Lust For Life. Du bon, du lourd, du costaud ! Et comble de la coolitude, Kill City arrive finalement dans les bacs.
Mais quand Bowie le lâche, Iggy renoue avec James Williamson, devenu producteur et il enregistre New Values (1979), Soldier (1980) et Party (1980) dans un style plus violent propre à vous faire péter l'émail des dents. Manque de pot, comme dirait le joueur de poker malchanceux, ces albums seront un échec car trop différents des goûts musicaux actuels. Même accueil glacé pour le pourtant excellent Zombie Birdhouse en 82.
Heureusement, Zorro ou plutôt un Bowie auréolé d'une gloire qui ne se démentira plus, arrive à temps pour tirer Iggy du miasme artitisco-commercial dans lequel il menaçait de sombrer. Il reprend des chansons écrites par Iggy en 77 et ce dernier a droit à de juteuses royalties et à une situation financière stable. Pour la peine, il renonce à toutes ses conneries passés à base de piquouse et de sniff et sous la houlette de Bowie, entreprend de réaliser des galettes plus ambitieuses. L'album Blah Blah Blah en 86 aura un accueil bien meilleur et Real Wild Child, un des morceaux, deviendra un tube, comme disent nos parents.
Cette manne providentielle va continuer encore avec Instinct en 88 et le consensuel Brick by Brick en 90. Et le mouvement grunge voue un véritable culte à l'iguane, des groupes tels Nirvana, Sonic Youth et Mudhoney se revendiquant du vieux briscard à la peau plissés. Cela donne au père Iggy l'envie de s'entourer de jeunes zicos enthousiaste, ce sera chose faite avec the Trolls, fans absolus des Stooges.
Suivront les albums American Caesar (1993), Naughty Little Doggies (1995), Avenue B (1999) et Beat Em Up (2001)
En 2002, il reprend sa collaboration avec les Stooges et le groupe à nouveau réunis reprend d'assaut les scènes du monde sous le nom d'Iggy and the Stooges.
Après moults concerts et quelques DVD dont best of, un nouvel album (moyen) sort en 2007, the Weirdness.
Pour ceusses et celles que cela intéressent, faites un saut à Rouen le 13 juillet prochain, vous risquez d'y apercevoir un grand chevelu tout maigre sur scène, au milieu de la grande Armada de Rouen.

Article piqué sur Wikipedia.


