13 septembre 2009
L'épopée pelée chapitre vingt-cinq
Il est hors de question que je la laisse tomber, même si personne ne vient la réclamer, je veux bien entendu parler de l’Epopée Pelée !
Chapitre 25.
F le Blanc
Ainsi donc, Peav’ le Gris chevaucha par monts et par vaux, écrasant même quelques veaux au désespoir des péquenots du coin, car un percheron avec un gros cavalier dessus, forcément, ça fait des dégâts ! Il lui fallu deux jours et une nuit pour atteindre la tour de F le Blanc. Que l’on se figure un étrange édifice tout de marbre lisse, long et dur qui se dressait haut dans les cieux, au dôme arrondi de marbre rose, divisé en son centre par une rainure dont Peav lui-même ne connaissait pas encore l’usage. Cette longue tour était flanquée de deux tumulus sphériques de près de dix mètres de haut et hérissés de sorte d’antennes noires qui dardaient dans tous les sens et vous aurez une idée de l’aspect général de la tour de Gros Tank. Cette tour pointait au centre d’une immense forêt, dont la plupart des arbres étaient centenaires, voire même millénaires pour certains plus têtus. Peav le Gris remontait un sentier de graviers blancs et son canasson en faisant voler dans tous les sens, au risque de ruiner la tondeuse du jardinier quand celui-ci allait s’occuper du gazon.
F le Blanc était sorti de sa tour et remontait l’allée blanche à la rencontre du cavalier gris, d’un pas tranquille. C’était un grand homme brun, tout de blanc vêtu, d’où son nom, bien sûr, avec une ceinture d’argent à la taille de laquelle pendait une baguette magique avec un bout en forme de gland blanc. Une grosse barbe noire raspoutinienne lui mangeait le bas du visage mais on pouvait voir qu’il avait un nez de caractère, à l’image du héros du film American Pie.
_Dès que çaaaaa chie, qui on voit se ramener à bride rabattuuuuuue ? Peav le Gris, marmonnait F le Blanc d’une voix traînante. Quelque chose me dit qu’il y a duuuuuuu kick dans l’air, que ça va chier dans le ventiloooooo et que les carottes sont cuites avec le jus de la fin des haricots. Et sinon, ça va ou bieeeeeeeen ?
_J’aimerai dire que ça roule, mais j’ai fini mon dernier spliff y a dix minutes, répondit Peav le Gris qui tremblait déjà sous l’effet du manque.
Le percheron de Peav qui avait tant cavalé s’écroula raide mort, ce qui permit à Peav de descendre de sa monture d’une hauteur moindre. Le gros magicien gris s’inclina avec respect devant le supérieur de son ordre.
_Mais tu sais bien que je deale paaaaaaaas, mon vieil ami tout gris, dit lentement F le Blanc. T’as vraiment voir le cerveau embrumé, ou bieeeeeen ?
_Il faut que je te parle de toute urgence, mon vieil ami, répondit Peav. C’est une affaire tellement grave que je veux bien me sevrer jusqu’à ce qu’on résolve cette triste affaire.
_C’est que ça doit être graaaaaave, alors ! Allez monte, j’ai de la bière au frais et j’ai Resident Evil en blue ray !
_J’accepte volontiers le premier, mais le second, je crois que j’ai un peu mal aux yeux en ce moment, tu m’excuseras.
_Mouais !
Ils montèrent via un bel ascenseur silencieux à levier chromé actionné par un tout petit groom à tête de Gremlin dentu. Peav le Gris tiqua un peu sur ce drôle de liftier mais ne dit mot jusqu’à ce qu’ils parviennent à l’étage désiré.
Pendant ce temps, Screamy, Stef, Jabb et le Sifuruk Haï crapahutaient à travers bois et à travers champ. Leur première nuit fut des plus désagréable, Stef’ n’arrêtant pas de se plaindre d’une racine lui rentrant dans la raie des fesses que ce n’était pas du cric-cric des insectes nocturnes. Mais il finit par la fermer lorsque le Sifuruk Haï lui eut promit une tarte dans sa gueule de métèque, de juif errant de pâtre grec. Ceci étant dit, le grec finit par s’endormir en acheva d’empoisonner la nuitée de ses compagnons de route par des ronflements qui n’auraient rien eu à envier à ceux d’un diesel en fin de vie.
Maaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaais que va-t-il se passer ? Les autres vont-ils devoir étouffer Stef’ sous un oreiller pour enfin passer une nuit paisible ? F le Blanc serait-il donc suisse ? Que deviennent Oingo, Neon , Arno et tous les autres ? Toutes ces questions et bien plus encore trouveront leur réponse dans la suite de notre feuilleton !
23 juillet 2009
L'épopée chapitre vingt-quatre.
Chapitre 24
En route, mauvaise troupe !
Ce fut sous les « au-revoir » à la fois enthousiastes et attristés des Gremblits parmi lesquels, un PaZu bien fébrile du bonnet qu’il agitait de gauche à droite à bout de bras, que Tonton Jabb, Screamy, Stef’, le Sifuruk-Haï et Peav’ le gris monté sur un gros cheval aux flancs massifs et aux pattes dodues, s’éloignaient lentement du village. Il faisait toujours un soleil éclatant, le blé poussait dru dans les champs à perte de vue et les oiseaux gazouillaient à grands cris dans les branches car c’était la saison des amours et les messieurs oiseaux avaient les roupettes sur le point d’exploser.
L’expédition chemina ainsi durant une bonne heure, mais il fallait réduire les enjambées car Jabbilbo était court sur pattes. Aussi, le Sifuruk-Haï traînait-il des pieds en gromellant. Lorsqu’ils furent arrivés dans un bosquet baigné de lumière et de brume cotonneuse paresseuse, Peav’ le Gris déclara que leurs chemins se séparaient ici.
_Je vous laisse, courageux aventuriers, je vais rejoindre le chef de mon ordre et l’informer de ce qui se trame. Je vous retrouve comme promis à l’auberge du Poney Kevin, le tenancier, maître Bobbinouze saura vous pourvoir en roteuse colorée.
_Cool ! jubila Jabb. Je ne vais peut-être pas regretter le voyage, finalement.
Peav se tourna vers Screamy et se pencha vers, elle lui soufflant son haleine de bédaveur dans les naseaux :
_Tu l’as toujours, la meuf ?
_Hey, la meuf, elle a un nom, râla Screamy.
_Ouais, c’est « madame Connasse », ricana Stef’.
Screamy bouillonna et vira au rouge cramoisi carmin en moins de temps qu’il ne faut pour dire « enfoiré de fils de prostituée ». Mais Peav’ agita son bâton de kick de façon suffisamment convaincante pour désamorcer tout conflit.
_Bon, tu réponds à la question, madame Connasse ? reprit Peav’ le Gris.
_J’y ai rien compris, à ta question, gros relou !
_L’anneau ! tonna Peav.
_Haaaaaaaa ! oui ! Là, à mon doigt ! dit Screamy en exhibant son majeur autour duquel était passé l’anneau doré.
_Et vous arriviez à vous passer ça autour de la teub, tonton Jabb ? s’étonna Peav le Gris.
_Bah… euh ouais… euh… ça changeait de taille… euh… balbutia Jabb.
_Vous embêtez pas, tout le monde n’a pas la chance d’être monté comme moi et mon cheval, le réconforta Peav’ le Gris. Bon, toi, madame Connasse, n’essaie pas d’enfiler cet anneau autour de ta zézette et méfiez-vous des espions de l’infâme Shogun, ils sont peut-être déjà lancés à vos trousses. On se retrouve à l’auberge du Poney Kevin, hein ? Allez, hue, cocotte !
Et ce noble cri poussé, Peav partit au grand galop sous les yeux consternés des aventuriers qui se sentirent alors bien démunis.
_C’est bon, il est parti ? demanda Screamy.
_Ouais, je vois plus son cheval, dit le SiFuruk-Haï qui, étant le plus grand, avait le regard qui portait loin.
_PAR-FAIT ! rugit Screamy avant de se jeter sur Stef’ pour essayer de l’assomer à coups de branches.
_Et c’est reparti, soupira le SiFuruk-Haï.
Maaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaais que va-t-il se passer ? Screamy et Stef’ vont-il passer tout le reste de l’histoire à se foutre sur la gueule ? A quoi ressemble les espions de l’infâme Shogun ? Jabb a-t-il une toute petite bite ? Toutes ces réponses et bien plus encore trouveront leur réponse dans la suite de notre serial.
20 mai 2009
L'épopée pelée chapitre vingt-troisième
Chapitre 23
Adieu Maybee, bonjour la quête.
Le soleil se leva jaune et radieux, prêt à cancériser les roux à la peau fragile comme Jabb et Screamy. Les événements de la veille semblaient flous et irréels, mais les cadavres calcinés ou grignotés de corbeaux qui n’avaient pas été jetés à la fosse commune rappelaient cette nuit terrifiante au bon souvenir de chacun. On avait dressé une grande table pour que tout le monde puisse savourer un petit déjeuner d’adieu. Le Sifuruk-Haï était le premier debout et les demoiselles Gremblits le comblaient de bonne nourriture riche et saine. Il avait eu la gentillesse de passer la nuit avec toutes les demoiselles célibataires et se sentait un peu fatigué mais il avait une faim de loup et était plutôt content de reprendre la route, histoire de justifier les portions de porridge et d’œufs au plat pantagruéliques qu’il s’enfournait par énormes bouchées. PaZu et tonton Jabb furent les suivants à se lever, puis Stef’ et Screamy, mal lunés et zombiesques. Il fallut aller chercher Peav le Gris qui ronflait bruyamment dans sa charrette. Par contre, nulle trace de Maybee dans la petite résidence qui lui avait été assignée. Il ne restait plus qu’une lettre soigneusement pliée que Screamy, Stef’ et le Sifuruk-Haï lurent avec consternation :
Puisque vous ne semblez pas très pressés de libérer Raf du Mordor, j’y vais seule et sans vous. Continuez donc à vous amuser et à faire la fête, moi, je trouverai bien des gens pour m’aider.
Je ne vous salue pas.
Maybee.
_Ha putain ! grogna Stef’, je savais que c’était une grosse chiante, comme toutes les gonzesses, d’ailleurs.
_Vivement que tu tombes amoureux d’une emmerdeuse, ça te fera les pieds, riposta Screamy qui relisait la lettre. ‘Tain, nous faire ça à nous après tout ce qu’on a vécu…
_Et après tout ce qu’elle m’a fait subir, soupira le SifuRuk-Haï. Je comprends mieux pourquoi elle n’a pas essayé de me rejoindre au lit comme la nuit dernière.
_De toute façon, c’est complètement crétin, puisque le Mordor et le Lupanar se sont alliés en une espèce de protectorat maléfique unique, fit remarquer Peav le Gris en s’enfilant une boîte de doliprane. Donc en allant jeter le cockring maléfique dans les flammes du Mont de Vénus, on peut faire un crochet pour délivrer votre pote, ou alors, on peut faire un crochet vers le Mont de Vénus en allant libérer… Oooh, je crois que je vais enchaîner sur une boîte d’ibuprofen, moi…Vous savez quoi ? Je vous laisse partir devant, guidé par mon vieil ami Jabbilbo pendant que j’irai voir mon supérieur F le Blanc.
_C’est quoi, ce nom ridicule ? s’étonna Screamy.
_Il est des secrets qui doivent être respectés, mais je vais vous révéler celui-là car il m’a bien fait marrer. F le Blanc est un Istari de mon ordre qui sait commander aux fées Clochettes et aux fruits des bois, plus particulièrement les fraises, et d’autres éléments qui commencent par la lettre F.
_Intéressant, dit Stef’ dubitatif.
_Bref, quoi qu’il en soit, je vous laisse ma charrette car je ne suis pas chien et je pars au triple galop sur le cheval de trait du père Asticot.
_Qui est le seul à pouvoir supporter votre poids, marmonna PaZu dans son coin.
_Ho ! Mais il va garder ses réflexions pour lui, le nain, ou je l’envoie embrasser les nuages, moi ! s’indigna Peav le Gris en faisant tournoyer son bâton ce qui fit se précipiter sous la table tous les convives du petit déjeuner.
_’tain, mais vous me prenez vraiment pour un maniaque du kick, grommela Peav en rangeant son bâton. Je propose qu’on se retrouve à Brie, c’est l’autre village du fromage. Vous irez à l’auberge du Poney Kevin, je connais le tenancier, c’est un pote à moi. Et surtout, ne montrez le cock-ring à personne ! Je pense que l’infâme Shogun a déjà dû lancer des émissaires à la recherche de son précieux. Je vais confier l’anneau à la personne la plus sûre d’entre vous.
Et Peav le Gris désigna d’un geste autoritaire Screamy qui recracha son thé dans sa tasse en faïence.
_Moi ???? Mais pourquoi ???
_Réfléchis, femme, tonna Peav le Gris. Autour de quoi met-on un cock-ring, dont tu es toi-même dépourvue de par ta féminine condition ?
Screamy, fronça les sourcils.
_Elle est bizarrement tournée, votre formulation, si je puis me permettre. Et puis je vous ferai remarquer que les filles aussi, ont un pénis.
_Hein ???? s’exclamèrent de concert tous les hommes.
_Bah ouais, on a découvert que le clito, c’était une quéquette en plus petit… ouais, enfin, bref, finit par capituler Screamy sous la pression des regards menaçant de ses compagnons. Je vais vous le porter, votre anneaux de zigounette magique, là.
Maaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaais, que va-t-il se passer ??? Va-t-on revoir un jour Maybee et Oingo ? F le Blanc sait-il aussi commander aux fusées et aux funiculaires ? Est-ce que Screamy essaiera d’enfiler le cock-ring unique sur son clito pour voir si ça marche ? Toutes ces questions trouveront leur réponse dans le prochain chapitre de notre feuilleton.
10 mars 2009
L'épopée pelée chapitre vingt-deux.
Chapitre 22
L’attaque de la nouille noire.
Tous poussèrent un hurlement désapprobateur et bien outré quand tonton Jabb mit sa main dans son pantalon et farfouilla bien soigneusement, créant des bosses bizarres et obscènes.
_HAAAAAAA !!! Epargnez-nous ça, mon vieil ami dégueulasse ! beuglait Peav en agitant son bâton de kick.
_HIIIIIIIIII ! le porc, le porc, le porc ! couina Screamy en se cachant les yeux.
_Hééééé ! Il fait comme Val Kilmer dans Kiss Kiss Bang Bang, s’écria Stef’ hilare.
Jabb sortit enfin la main de son pantalon et exhiba fièrement un épais anneau d’or lisse et sans défaut.
_Me dites pas que c’est ce que je pense que c’est, gémit Oingo dégoûté.
_Si ! rugit Peav’, c’est le CockRing unique !!! Forgé par l’infâme Shogun du Lupanar pour dominer toutes les femmes de la Terre du Milieu du Centre En Plein Dedans.
_Il sert à dominer les femmes ? s’étrangla Jabb. Mais je ne le savais pas ! Faut dire que les Gremblits femelles sont un peu des cageots.
_Y a pas qu’elles ! hurla soudain une voix sépulcrale et emplie d’une funeste fureur.
Screamy sentit s’abattre sur sa tête une volée de coups de coussins assénés avec une violence sans pareille.
_Bordel ! le moche tout en noir s’est libéré de ses liens, avertit Pazu.
_Aïe, aïe ! au secours !!! cria Screamy qui était tombée de sa chaise et se roulait en boule sous les coups de l’infâme Néon, animé par une colère froide et homicide.
Avec une grâce hippopotamesque, Peav le Gris se leva, le bâton de kick déjà tout incandescent, et se précipita sur la grande silhouette sombre. Mais il ne vit pas que Oingo s’était jeté sur Néon à la rescousse de Screamy. Dans un éclair orangé, les deux hommes disparurent du salon de Jabbilbo. Ne subsista d’eux qu’une fumée à la forte odeur de beuh.
_Oh mon dieu ! il a tué Oingo ! hurlèrent à l’unisson Stef’ et Screamy en contemplant avec horreur l’endroit où s’agitait leur ami encore quelques centièmes de secondes auparavant.
_Désolé, c’est un dommage collatéral, s’excusa piteusement Peav le Gris en rangeant son bâton de kick derrière son dos.
_Ils sont morts ? murmura Screamy les larmes aux yeux.
_Oh ! non, pas du tout ! je les ai juste renvoyés d’où ils venaient. C’est à dire chez eux, dans votre monde.
_Merde, ça m’étonnerait que Oingo puisse nous rejoindre, alors, dit tristement Stef’. Par contre, l’autre moche, il va retrouver Saroumane et sûrement lui faire un rapport bien gratiné.
_Si Saroumane ne lui botte pas le cul pour avoir loupé sa mission, se réjouit Screamy en se relevant, encore toute endolorie par les violents coups de coussin. Mais Peav’, vous avez grave déconné en kickant notre pote, là !
_Hé, j’ai dit que j’étais désolé, hein ? riposta le magicien gris. C’est pas ma faute s’il s’est jeté sous les roues de mon bâton.
_Pour la peine, je crois qu’il va venir avec nous, dit Stef’. T’en penses quoi, Moumoune ?
_Ouais, il nous doit bien ça.
_Hohé ! restez tranquille ! protesta Peav. J’ai déjà une mission : jeter le CockRing maléfique dans les laves du Mont de Vénus situé dans le Lupanar. Car si Shogun l’infâme le récupère, toutes les femmes de l’univers seront à sa merci.
_Et… il est moche, ce Shogun ? demanda Screamy.
_Sans exagérer : Néon à côté de lui, c’est Robert Downey Junior. Ou Eduardo Noriega.
_Arrrrg ! se lamenta Screamy. Nous voici devant une impasse.
Maaaaaaaaaaaais que va-t-il se passer ? l’immonde et infâme Shogun parviendra-t-il à récupérer son CockRing magique ? Cette nouvelle menace ne va-t-elle pas parasiter le sauvetage de Raf ? Et reverra-t-on Oingo dans cette aventure ? Toutes ces questions et bien plus encore trouveront leur réponse dans les prochains épisodes de notre prenant feuilleton.
25 janvier 2009
L'épopée chapitre vingt-et-unième.
Chapitre 21
Exquises excuses et explications.
_Alors, mon vieil ami, nous attendons toujours vos explications, marmonna Peav’ le Gris en s’allumant un énorme pét’ qui allait vite le remettre de ses émotions en lui vidant le cerveau.
_Oh, dès la première attaque des corbeaux, répondit Jabbilbo, je me suis éclipsé et c’est en allant me cacher en forêt que je suis tombé sur ce vil criminel qui lançait ses corbeaux sur vous. Je suis donc aller l‘assomer par derrière.
_Double lâcheté fit remarquer Screamy qui s’arrachait négligemment la peau autour des ongles du pouce.
Jabbilbo devint aussi rouge que ses cheveux :
_Mais… pas du tout ! Ca ne servait à rien de rester planter là à attendre de me faire boulotter. Et puis je vous ai amené le méchant !
Le méchant en question, à savoir l’ignoble et squelettique Néon, gisait sur une table, tout attaché de partout et ses paupières frémissaient.
_Y a un truc que je ne comprends pas, tonton, intervint PaZu, c’est que tu n’as pas reçu un seul coup de bec et personne ne t’a vu te sauver. Je sais que nous les Gremblits sommes des champions du déplacement furtif, mais un Gremblit ne peut échapper au regard d’un autre Gremblit. D’autant plus qu’un coup tu étais juste à côté de moi, et la seconde suivante, poufffff disparu !
_Tu quoque filii ? marmonna Jabbilbo sinistre.
_C’est qu’il est cultivé, admira Oingo.
_Laissons-la cette affaire et allons nous coucher, supplia Maybee. Nous devons nous lever aux aurores pour aller retrouver Raf !
_Mais arrête de nous gaver avec tes « il faut retrouver Raf ! » gronda Stef’ exaspéré. C’est bon, il ne va pas s’envoler de sa prison et il peut bien tenir un jour de plus.
Avec un reniflement méprisant, Maybee tourna les talons et disparut de la maison de Jabbilbo où se passait l’interrogatoire pour retrouver sa chambre à l’auberge du Dragon Péteur.
_Raf, Raf, il n’y en a que pour Raf, grommela Stef’. Une vraie groupie !
_T’es jaloux, mon gros grec ? le railla Screamy.
_Toi, la truie, ta gueule !
_Non, vos gueules tous les deux ou je vous kicke ! rugit Peav le Gris en brandissant son bâton de kick.
_Ooooh, c’est bon, marmonnèrent Screamy et Stef’ en rentrant la tête dans les épaules.
_Et pareil pour toi, mon vieil ami rouge de partout, continua Peav à l’adresse de Jabbilbo. Je veux toute la vérité sinon, tu pars en orbite autour du disque de notre monde par le seul pouvoir de mon bâton.
_D’accord, ok, je capitule, j’avoue tout ! cria Jabbilbo. C’est grâce à mon anneau magique !
_Haahaaaaaaa, s’écria Peav le Gris, je savais qu’il y avait aiguille sous cloche ! Crache ta valda ordure !
_Hého, mon vieil ami, faudrait voir à me parler autrement, je suis pas le premier troll venu !
_Et c’est quoi, cet anneau magique ? Tu l’as volé à une espèce de larve édentée en jouant aux devinettes avec ? demanda PaZu.
_Damned, fiston ! Tu as tapé dans le mille ! s’écria tonton Jabbilbo en tapant du poing gauche dans la paume de sa main droite. Comment tu l’as su ?
_Bah, tu nous as raconté l’histoire des énigmes dans le noir une bonne centaine de fois, soupira PaZu. T’es vraiment gâteux ! On sait tous comment tu as triomphé du monstre Darklinux. Et que c’était pas une mince affaire car il causait avec un accent d’illettré à couper au couteau de boucher.
_J’ai l’impression d’avoir vu un film sur le même sujet, marmonna Stef’.
_Et moi, lu un livre avec le même scénar, renchérit Screamy.
Rongé par la curiosité, tous les occupants du salon se penchèrent vers Jabbilbo qui allait enfin exhiber son précieux secret, ne prêtant plus attention à l’ignoble Néon qui papillonnait des paupières, se frottait la tête en contenant un gémissement. Ils ne virent rien du drame qui allait se nouer tandis que l’effroyable Néon se libérait de ses cordes en se tortillant et s’emparait d’une arme pour massacrer Screamy dont il vomissait la tronche depuis le tout début de son apparition dans cette histoire…
Maaaaaaaaaaaaaaaaaaais !!! Que va-t-il se passer ? Néon va-t-il réussir à trucider Screamy ? Peav’ saura-t-il à temps se servir de son bâton de kick ? L’anneau de tonton Jabbilbo a-t-il de vraies propriétés magiques ? Quelqu’un se décidera-t-il à fermer la fenêtre parce qu’on se gèle sévère les glénoïdes ! Toutes ces questions et bien plus encore trouveront leur réponse dans le prochain épisode de notre feuilleton.
10 décembre 2008
L'épopée pelée chapitre vingtième (Wow !)
Chapitre 20
Il est temps de se remettre de ses émotion…
Pendant ce temps, à Vera Cruz, le Père Sancho bénissait fiévreusement la naissance des triplés de la Señora Sanchez qui avait donc dû accoucher debout. Mais revenons au village des Gremblits qui fut le théâtre du gâchage de fiesta le plus what-the-fuck de ce côté-ci du monde. Chacun se remettait tant bien que mal de ses émotions. On alla soigner ceux qui avaient été touchés le plus cruellement par les becs impitoyables, on ramassa les cadavres calcinés ou déchiquetés des sinistres oiseaux assassins pour les jeter dans un grand bûcher dressé à leur intention et on essayait un peu de réfléchir au pourquoi du comment d’une telle attaque. Peav le Gris pencha pour une mission d’intimidation de la Brigade des Stup’ de la Terre du Milieu du Centre, Oingo, Maybee et Stef’ se doutèrent à raison d’un maléfice de Saroumane et PaZu se rongeait les sangs de ne pas voir Tonton Jabb parmi eux. Quant à Screamy, l’héroïne de la soirée, elle se pavanait, toujours sous sa forme de truie, en frétillant sa queue en tire-bouchon et en recevant de bonne grâce les caresses des Gremblits. De temps en temps, elle émettait un rot et une plume noire s’envolait de sa gueule dentue.
Oingo partageait la gratitude des Gremblits et grattait affectueusement la truie derrière ses oreilles roses.
_Houuuuu, la gentille truie-truie méchante ! Elle a tout bouffé les vilains corbeaux, elle nous a sauvé la vie. C’est une bonne truie-truie, cha madame !
_Grrron grrrrron, ronflait la truie avec bonheur.
_Et elle reprend sa forme quand, la bitch, là, demanda Stef’ que toutes ces simagrées agaçait. C’est qu’on a pas que ça à foutre, nous, à se faire des mamours. Et puis elle est encore plus moche comme ça qu’en gonzesse… enfin, si c’était vraiment une gonzesse à la base…
_Grrrrrrrrrrrrrrrrouik ! grogna Screamy la Truie en fixant sur Stef’ ses petits yeux porcins luisants de menace.
_Ne l’écoute pas ma truie-truie, la calma Oingo en lui gratouillant les omoplates. C’est un gros jaloux-jaloux. C’est pas lui, le héros de la soirée.
_Bah le pas héros de la soirée, il vous emmerde et va se coucher, marmonna Stef’ de mauvais poil.
_C’est vrai, nous devrions nous lever tôt pour reprendre notre voyage, raisonna Maybee. Saroumane a retrouvé notre, trace, ces corbeaux en sont la preuve.
_Ces corbeaux ne venaient pas exactement de Saroumane mais d’une créature plus terrifiante et maléfique encore, intervint le Sifuruk-Haï. Même moi,je l’ai toujours craint tant sa malice n’a pas d’égal.
_Houla, mais c’est qu’il doit être vachement méchant, dit Oingo. Et c’est quoi, donc alors ?
_On l’appelle Néon et il est bilieux et blafard, long comme un coup de trique et un jour sans films, expliqua le Sifuruk-Haï. Il a pour seuls amis des corbeaux lui obéissant au doigt et à l’œil. Nul ne l’a jamais vu sans frémir de dégoût.
_Ca cause, ça cause, commença à s’impatienter PaZu, mais on ne sait toujours pas où est passé mon tonton !
_Le pauvre, ils ont dû le tailler en pièce, frémit Maybee sinistre.
_Toi, ne parle pas de ça ou je te truite ! s’écria PaZu horrifié.
_J’ai une idée, dit Oingo. On a qu’à se servir du flair de notre truie-truie. Ca renifle super bien, les cochons.
_Grouiiiiik ! approuva Screamy en frémissant du groin.
_Ouais, ils ont pas leur pareil pour trouver des truffes, dit Stef’ sardonique.
_Qui traitez-vous donc de truffe ? intervint la voix impérieuse de Tonton Jabbilbo.
_Tonton ! cria Pazu au comble du soulagement.
_Mon vieil ami ! Où donc aviez-vous disparu ? s’exclama Peav le Gris.
_Et c’est quoi ce grand machin noir que tu traînes, tonton ? demanda PaZu.
_Mais… manqua s’étrangler le Sifuruk-Haï. C’est l’ignoble Néon ! Jabbilbo a réussi à le capturer !
_C’est vrai qu’il est terrifiant à force d’être moche comme un cul, commenta Screamy qui avait discrètement repris forme humaine.
Maaaaaais que va-t-il se passer ? Comment Jabloir a-t-il réussi à capturer l’ignoble Néon ? Celui-ci va-t-il se venger en massacrant ses agresseurs à coups de coussin ? Stef’ ne va-t-il pas regretter que Screamy ait repris forme humaine ? Vous le saurez peut-être dans le prochain chapitre de nos impayable feuilleton.
20 octobre 2008
L'épopée pelée chapitre dix-neuvième.
Chapitre 19
Où l’on sait ce qu’il est advenu du fan de Charles Bronson.
Les rares qui s’inquiétaient pour l’infortuné Arno (souvenez-vous, l’ami et collègue de Steph’ qui a été hideusement torturé par les fouines à la solde de Saroumane) seront sûrement soulagés à la lecture de ce bref mais informatif chapitre. Or donc, ontraîna un Arno plus mort que vif jusqu’à la plus haute tour de la rédaction sinistre du Magazine et on l’enferma dans la vieille salle aux archives afin qu’il y trie de vieilles photos et de vieux textes jusqu’à ce qu’on remette la main sur les fuyards et le Sifuruk-Haï kidnappé. Il est triste de préciser que le pauvre Arno n’était plus que l’ombre de lui-même après l’odieuse immolation par le feu de son poster fétiche de Charles Bronson par les ignobles fouines. Sa moustache catalane naguère si fière et aguichante tombait maintenant comme une vieille limace humide sur une bouche hagarde et tremblante. Même les scénaristes pisses-copies de la saga Saw n’auraient pu imaginer plus abominable torture psychologique.
Avec des gestes imprécis et fébrile, Arno rangeait et classait les montagnes de documents couverts de poussières, résigné à son sort, anéanti par la perte de Charles Bronson qui était mort pour la deuxième fois sous ses yeux incrédules. Comme il soulevait avec peine une gros carton qui bloquait l’accès à une pile de photos de Barbara Steele, un nuage de poussière lui rentra direct dans les naseaux tapissés de mucus translucides et il fut pris de violents éternuements.
_A vos souhaits ! fit une voix étouffée par les cartons et l’accent du sud.
Arno resta figé sur place, le nez dégoulinant de morve qui venait s’étaler en filets élégants sur sa moustache.
_Qui… qui est là ? gémit-il d’une voix incertaine.
Une malheureuse victime de Saroumane était également séquestrée dans cette pièce circulaire avec lui. Un tas de photos se mit à remuer puis une tête blonde avec des lunettes blanchies par la poussières apparut.
_Tiens, putaing !!! Mais c’est Arno !
_Blunt, s’écria Arno incrédule. Mais qu’est-ce que tu fous ici ?
_Ne me dis pas que tu ne savais pas que j’étais en stage ici, dit Blunt avec une énorme pointe de déception dans sa voix à l’accent du sud bien prononcé. Ca va faire six mois, maintenant. Pour l’instant, je suis coincé ici à faire du tri, mais le nouveau patron m’a promis une interviewggg exclusive de Guillermo del Toro quand tout sera rangé. Alors je bosse, comme tu vois. Surtout, ne le prends pas mal, mais tu as une énorme crotte de nez sur la moustache.
Arno attrapa une photo de Brett Rattner et se moucha dedans, s’essuya la moustache et jeta la photo souillée dans un coin.
_Alors nous voilà tous les deux coincés ici, dit sombrement le journaliste.
_Quoi ? le patron t’a envoyé faire le même boulot de larbin que moi ? Bah merde, alors, je croyais que tu cherchais juste un document pour le Mag’.
_Mon pauvre Blunt, si tu savais…
La voix d’Arno fut coupé nette par un hoquet sanglotant, mais il se reprit et continua :
_Raf a été viré et envoyé au bagne en Mordor et Stef ‘ est parti avec Screamy, Oingo et Maybee pour le libérer. Saroumane a envoyé un monstre à sa poursuite et moi, je suis bloqué ici pour toujours, à mon avis, car Saroumane a vite compris que j’étais complice dans cette affaire.
Blunt s’affala lourdement sur un tas de vieille affiches de films de zombies ritals.
_Bah merde, alors ! Raf viré, Steph’ en fuite. Et toi au placard. Tout fout le camp, dans cette revue. Et tu crois que le patron m’aurait menti pour mon interview ?
_Mais mon pauvre couillong ! bien sûr qu’il s’est payé ta fiole, nous bossons avec Saroumane, je te le rappelle !
_Ah oui, maintenant que tu le dis, je trouvais que le nouveau boss ressemblait pas mal à Christopher Lee.
_Maintenant que je t’ai tout raconté, je suppose que tu n’as plus très envie de continuer ton stage ici.
_Bah c’était ça ou l’Ecran Fantastique, l’un dans l’autre, je suis perdant, hein ? soupira Blunt. Bon, viens, on descend au bistrot du coin se consoler devant une bonne bière.
_Mon petit Blunt, nous sommes enfermés à double tour ici.
_Bien sûr que non, j’ai trouvé une porte dérobée il y a trois mois qui me permet d’aller et venir comme je veux. Juste derrière l’affiche des Evadés.
Arno resta muet de stupeur pendant un bref instant. Cet immonde bonhomme qu’est Saroumane avait oublié la présence de ce passage secret et peut-être même la présence de son stagiaire grouillot. L’aubaine !
_Vite, s’écria-t-il en chopant Blunt par un bras, foutons le camp d’ici !
Maaaaaaaaaaaais que va-t-il se passer ? Arno et Blunt vont-ils s’en sortir sains et saufs. Blunt va-t-il engrainer tous ses potes geeks pour aller sauver Raf ? Et que deviennent nos héros principaux après l’attaque des corvidés ? Toutes ces questions et bien plus encore trouveront leur réponse dans le prochain chapitre de notre feuilleton !
23 août 2008
L'épopée pelée chapitre dix-huitième.
Chapitre 18
La Pire Contre-attaque.
Les corbeaux picoraient, pinçaient, piquaient, perçaient sans pitié ni répit. Des oreilles furent déchirées, des nez malmenés, des yeux crevés, des cheveux arrachés et des habits tout fientés. Caché sous une table, une saucisse à la main, PaZu assistait à ce lamentable spectacle et recherchait son oncle Jabbilbo des yeux. Mais où diable pouvait donc se planquer le vieux débris ?
Pendant ce temps, les membre de la Saving Raf Team se planquaient tout ce qui était susceptible de se faire picorer sous des parties de leur corps qui se faisaient picorer à leur tour.
_Au secoooooours ! criait Maybee sous l'assaut de trois oiseaux noirs qui lui tiraient violemment les cheveux.
_Putain de corbacks de merde ! gueulait Stef' en essayant maladroitement d'envoyer des high kicks aux assaillants virevoltants.
_MIAOOOOOOOOOOOOU !!! miaula de façon stridente Oingo en agitant les bras dans tous les sens.
_OUAAAAAAAAAAAIS !!!! QUOI ?!? Beugla en retour Screamy qui avait immédiatement compris que ce miaulement lui était adressé.
_T'avais pas une super arme secrète contre les emmerdeurs ? cria Oingo en évitant de peu le bec d'un corbeau qui visait son oeil.
_Oh putain, tu fais bien de me le rappeler, j'étais tellement en panique que j'avais carrément oublié mon Grouik !
_Putain, le Grouik, s'écria Stef' pas très chaud.
_Oh mon dieu, le Grouik ! s'exclama Maybee avec terreur.
_Le Grouik ? s'étonna le Sifuruk-Haï.
_Ouaaaaaaaaaais !!! Le GROUIK ! hurla Oingo en mettant des majuscules partout.
Faisant fi de tous les corbeaux qui avaient décidé de lui chier sur la casquette, Screamy fourra la main dans son sac en bandoulière qu'elle avait directement greffé à l'épaule, en tira un nez de cochon en plastique et le colla sur son visage.
C'est alors que l'incompréhensible se produisit. Dans un éclair de fumée rose aux relents de jambon de Bayonne, apparut une truie mamelue, dodue et d'un gabarit impressionnant qui devait bien faire 1m50 au garrot. Des yeux bleus et cruels pétillaient sous une casquette à la Gavroche parsemée de fientes vissée entre deux oreilles tombantes. La gueule hérissée de défenses courtes mais aiguisées s'ouvrit grand pour pousser un énorme :
_GROUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIK !!!
Le groin rose, rond et luisant frémissait à la perspective du massacre de corbeau qui s'annonçait.
_Ouaaaaais, hurla Oingo. Le Grouik !!!
_C'est quoi, encore, ces conneries, grogna Neon depuis sa cachette. Mes zozios vont changer ce gros machin rose en lardons et fissa !
Mais Neon ne connaissais pas le pouvoir du Grouik. Grâce à cet incroyable artefact légué à Screamy par un arrière-grand père paysan des Côtes d'Armor, la jeune femme devenait la truie la plus diabolique et vicieuse de la création. Il faut savoir que pendant longtemps, sur les landes bretonnes, rôdait un monstre terrifiant qui bouffait le cul des gens. Il s'agissait en fait, d'un Cochon-Garou, mi homme, mi porc, qui se manifestait à chaque fête où on tuait un cochon gras. Avant, il y avait eu la vache-garou, la poule-garou, le cheval-garou, le mouton-garou, le garou-garou qui passait à travers les murs et le Garou tout court qui hurlait des chansons avec une grosse voix terrifiante et faisait fuir les pauvres gens. Tous (sauf le Garou tout court qui s'exila à l'autre bout de l'Atlantique et trouva un pays où les gens chantent en gueulant) avaient été vaincus avec plus ou moins de difficulté par de courageux et braves gros ploucs plus téméraires et à chaque fois, les vainqueurs avaient gagné un objet magique doté de certaines propriétés. La corne de la vache-garou remplissait une dizaine de seaux en lait bien crémeux chaque jour, une plume de la poule-garou, posé sous l'oreiller vous donnait un repos des plus réparateur et guérissait la goutte au nez et au pied, un sabot du cheval-garou procurait une veine de cocu à son propriétaire qui devenait super chanceux aux jeux de hasard, mais un peu tricard en amour.
Le Cochon-Garou, lui, ne laissa qu'un groin entre les mains d'Yvonnick Kerscreamiec, arrière grand-père de Screamy. Accompagné de son cousin Erwan Screamiavo, il avait vaincu le Cochon-Garou bouffeur de culs près de la pointe des naufrageurs, un soir de grande tempête. Le combat avait été long et pénible et ce fut en utilisant ses dernières forces qu'Yvonnick ensanglanté et le cul retourné comme un gant (le malheureux paysan ne put plus jamais s'asseoir de toute son existence et les autres villageois le surnommèrent "bordé de nouilles", allez comprendre pourquoi, c'est très con, un breton...) planta son gros bâton de berger surmonté d'une lame en argent bénie par le curé de la paroisse, au fond de la gorge de la bête malfaisante. Et fit l'acquisition du groin de pouvoir qui renfermait la malice, la force et la puissance du cochon-garou.
Et je clos ici cette digression aux forts relents de caramel salé et d'hémorroïdes fraîches pour revenir à moi-même, donc, Screamy, transformée en truie féroce et intrépide. D'un simple bond, Screamy chopa dans sa gueule béante et acérée pas moins d'une dizaine de corbeaux qu'elle broya impitoyablement entre ses dents jaunâtres, gnap ! croc ! et avala les volatiles tout ronds, plumes comprises. A cette horrible vision, il y eut un moment de flottement parmi les corvidés et les convives bequetés. C'est alors que Peav le Gris, dessaoûlé par l'attaque des sinistres oiseaux, reprit ses esprit et enflamma quelques assaillants avec son bâton magique avant d'en flamber d'autres avec un prout au briquet bien senti.
Screamy, de son côté, faisait un véritable carnage. Des plumes noires mêlées d'un peu de sang s'étaient collées à son groin frémissant tandis qu'à chaque bond, elle dévorait tout crus les oiseaux terrifiés. Elle était rapide la garce !
_Peav, Peav, les feux d'artifices ! les vrais, cette fois ! hurlèrent les enfants en battant des mains.
_Mais c'est que vous avez raison, horribles petits nains, fit Peav le Gris en se frappant le front. Voilà qui va achever de mettre la déroute chez ces vilains corbacks.
Le magicien courut vers sa charriotte bombardée de merdes d'oiseau, souleva la bâche et mit à jour un véritable arsenal de fusées, pétards, poudre à canon. Tous les gremblits se précipitèrent pour prendre les fusées multicolores que leur tendait le magicien gris. Et ce fut une véritable orgie de lumière, de couleurs, d'explosion et de corbeaux grillés à point à laquelle assistèrent tous les convives. Un véritable bouquet de feu pourpre et doré embrasa le ciel nocturne et les plumes des assaillants désormais assaillis qui tombèrent comme des pierres volcaniques fumantes.
De son point d'observation, Néon, horrifié et désemparé, assistait à la déroute de ses protégés chéris.
_Non, putain, pas ça ! gémit l'horrible homme-spaghetti carbonisé.
C'est alors qu'il sentit un truc dur et lourd s'abattre sur son crâne. Sa vision s'obscurcit et il tomba sans connaissance dans l'herbe tendre, sans se faire grand mal tant il était léger et osseux.
Maaaaaaaaaaais, que va-t-il se passer ? Tout danger est-il écarté ? Tonton Jabb a-t-il été dévoré par les horribles corbacks ? Et qui est le mystérieux agresseur de l'affreux Néon ? Vous le saurez dans la suite de notre serial.
13 août 2008
L'épopée pelée chapitre dix-septième
Chapitre 17
Corback Attack !!!
Arrrrg, bordel, personne n'est venu me libérer des griffes vernies de noir de l'impitoyable maîtresse Cradle. Voici donc un nouveau chapitre que vous attendiez tous de :
L'EPOPEE PELEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE !!!!!!!![]()
Adonc, en icelle royaume de la Terre du Centre au Milieu du Monde, la fête battait son plein, les gorges ingurgitaient force bouffe, bière et fumée. Déjà, la moitié des Gremblits roulaient sous les tables et dans l'herbe complètement ivres morts. Peav' le Gris titubait dans tous les sens avec des petits rires idiots en tirant de temps à autre sur un gros spliff bien fumant. Il ignorait superbement la nuée de petits gremblits en culottes courtes qui piaillaient à ses talons, réclamant à corps et à cris des feux d'artifices ! des feux d'artifices ! DES FEUX D'ARTIFIIIIIIIIICE !!!!
Peav le gris cessa un instant de rire, leva une jambe sur la côté et lâcha un pet gras et sonore aux nez des jeunes gremblits en beuglant :
_Pan ! voilà un feu d'arti-fesse !
Le petit gremblit qui se trouvait le plus proche de l'attaque au gaz tomba raide et vert tandis que ses acolytes se tirèrent en larme en poussant des hurlements d'effroi.
_Tiens ça me donne une idée, marmonna Peav le gris en s'emparant de son briquet. Qui veut faire un concours de prouts flambés avec moi ?
_Peav, arrête, tu es ivre comme un porc, mon gros ami, s'écria Jabb terrifié à l'idée que le magicien gris bombarde tout le village de ses gaz intestinaux.
_Je suis ton gris ami, pas ton gros ami, vilain nain orange. Y te reste de la bière ?
Un fiente malodorante tomba direct sur le nez du magicien gris en un splotch humide.
_Whahahahahaha !!! bien fait !!! s'esclaffa PaZu qui avait vu la chute crémeuse de l'étron aviaire.
Splotch !
_Hey merde, c'est pas drôle ! beugla cette fois PaZu qui venait de se prendre une autre merde d'oiseau dans l'oeil.
_What the fuck ? s'exclama Screamy lorsqu'un troisième caca s'écrasa comme une merde sur la manche de sa veste.
Des protestations dégoûtées fusèrent de ci-de là quand des fientes éparses s'étalèrent de façon aléatoire parmi les invités de la fête. Protestations rapidement interrompues quand tous les convives se rendirent compte avec stupeur que les arbres avoisinants, les barrières et le grand chêne majestueux qui se dressait au milieu de la prairie croulaient littéralement sous le poids de centaines, non ! de milliers d'oiseaux noirs comme une nuit sans lune de fin du monde. A la vue des étranges fruits de ténèbres dont étaient chargées les branches, gremblits, humains et Huruk-Haï restèrent paralysés de stupeur.
Oingo regarda Screamy qui le regarda en retour, les yeux ronds de terreur.
_On va avoir droit... commença Oingo
_... A un remake des Oiseaux, gémit Screamy
C'est alors que les corbeaux, croassant à l'unisson, s'élancèrent en une nuée noire sur les convives. Il était évident que la fête allait être gâchée pour de bon.
_A terre ! A teeeeeerre !!! beuglait Stef' qui se remémorait en un éclair des centaines de polars et films policiers vus en plus de 30 ans de cinéphilie vorace.
Debout à l'ombre des arbres de l'orée d'un petit bois situé un peu plus en amont des lieux du drame, un personnage long, mince et laid assistait au spectacle en frottant ses mains crochues avec jubilation.
_Bien fait, grinça l'ignoble Néon en écoutant avec délectation les croassements de ses protégés ailés et les hurlement de terreur et de douleur des convives.
Maaaaaaaaaaaaaais !!! Que va-t-il se passer ? Les corbeaux vont-ils bequeter nos héros ? Peav' réussira-t-il à les faire fuir à coups de pets foireux ? Ou mourra-t-il de combustion spontanée ? Quelqu'un viendra-t-il enfin me libérer ? Vous le saurez dans le prochain épisode de notre serial !
27 juillet 2008
L'épopée pelée chapitre seizième.
Chapitre 16
Terreur et Soumission : petit clin d'oeil à Dahlia.
Tadaaaaaaaaa ! Sonnez trompettes, résonnez dolces harpes, frappez brillantes cymbales toute astiquées ! Voici la suite tant attendue et réclamée de la plus grande épopée des mondes connus et même inconnus :
L'EPOPEE PELEEEEéééééEEEEEEEEE !!!
(Allons bon, voilà que je me mets à gueuler à tort et à travers, moi aussi)
Heum... heum... Or, donc, nos sympathiques z'amis s'apprêtaient à passer la soirée la plus arrosée de toute leur existence. La bière menaçait de couler à flot au point d'être en mesure de désaltérer pour dix ans un armée de Munichois assoiffés et...
TOC TOC TOC !
_Allons bon, qu'est-ce qu'il a, Raf, encore ? Mais non, c'est pas Raf, il ronfle du fond de sa cave... !
TOC TOC TOC !
_Partez ! je suis over busy !
BAM ! BAM ! BAM !
_Mais c'est qu'il insiste, l'olibrius ! Partez, vous dis-je ! Je suis en pleine création !
BAMBAMBAMBAM !
_Hé, tu te fatigues pour rien, dugland, c'est une porte blindée...
VLAN ! CRAC ! BOUM !
_Hèèèèèèèèèè !!! Ma porte blindée, bordel !
_Hahahaha ! Elle était pas bien solide !
_Cradle ? Mais qu'est-ce que tu viens foutre ici ?
_Hinhinhin ! Je viens pour toi, méchante, salope, feignasse ! Tu vas continuer à écrire l'épopée pelée pour moi toute seule. Tu traînes trop dans la rédaction de cette histoire, il faut que tu m'écrives un chapitre par jour !
_Bah, je suis dessus, justement, banane ! Ton intervention m'a interrompue de façon impromptue !
_... Ah ? C'est la meilleure, ça ! Euh ! En fait, je suis venue te prêter main forte dans ta créativité.
_Hein ?
_Bah voui, je me dis que si t'es si lente, c'est que t'as besoin d'aide, j'ai donc apporté de quoi te stimuler !
_Quoi ? Mais... mais c'est quoi, tout cet attirail ? Mais... WAAAAAAH ! Non, lâche-moi, jeune salope, au secooooooooooooours !!!! Aïe ! Ouille ! Aïe ! Arrrrgggg... Mon dieu...
_Voilà, grâce à ces menottes et ces liens de cuir, tu vas rester sur ta chaise, toi qui as bien du mal à rester dessus ! C'est comme ça que j'aide Otis quand il arrive pas à mixer...
_Grrrrrrrrr ! Sadique ! Et pourquoi, tu m'as foutu des tuyaux dans le cul et le méat urinaire ?
_Le quoi ?
_Ah oui, t'as pas ton bac, tu peux savoir...
_Salope !
SLASH !
_Ouille !
_J'ai aussi apporté un fouet clouté, comme tu peux le voir, pour t'inciter à avancer plus vite. Et donc, je t'ai enfoncé des tuyaux dans le cul et le trou du pipi (j'ai compris c'est quoi, un moi-culinaire, hé ! Je suis peut-être moins bardée de diplôme que toi, mais je suis pas débile) pour que tu puisses évacuer les déchets organiques sans problème.
_Pfffff...
_Y a pas de "pffffffff" qui tienne... Au boulot, maintenant, chienne soumise !
SLASH !!!!
_WARRRRRRG !!!!
Or donc, c'était la fête au village des Gremblits, même si, contrairement à son habitude, Screamy ne buvait pas bière sur bière car elle ne se sentait pas super bien, un peu dérangée côté hémisphère sud. Stef' se goinfrait de petits gâteaux, Oingo et le petit PaZu se lièrent bel et bien d'amitié à force de faire des concours de rots et de pets, Peav' le gris voyait double, une chope de bière à la main et un spliff dans l'autre, et la dolce Maybee essayait de toucher le SiFuruk-Hai qui exhibait son incroyable musculature auprès des demoiselles gremblits. Mais le roi de la soirée était sans conteste Jabbilbo, qui s'avançait entouré d'une horde de gremblits désireux de lui dire combien ils l'appréciaient et combien cette fête était sublime.
Tout occupés à s'amuser, nul ne vit le corbeau qui se posa sur une branche du grand chêne, peu à peu imité par une bonne dizaine de ses congénères...
Maaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaais, que va-t-il se passer ? Vais-je faire une occlusion intestinale ? Quelqu'un viendra-t-il me délivrer des griffes vernies de noir de l'impitoyable sal... SLASH ! AÏE ! ... de l'impitoyable Cradle ? Vous le saurez dans le prochain épisode de l'épopée pelée...
_... qui a intérêt à être bien avancée fissa si tu veux pas te retrouver avec des pinces électrifiées au bout des tétons !
_Noooooooooon ! Pas les pinces, pas les piiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinces !!!!

